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dernière modif. : 16/03/2007
Page mise en ligne le 15/12/2002

[associations professionnelles]


Un Syndicat des Tatoueurs ?

Le SNAT a pour objet de “regrouper des tatoueurs ayant pour but la défense et la reconnaissance du tatouage artistique et créatif en France”, et notamment de faire reconnaître le tatoueur créatif comme un artiste à part entière auprès de l'Etat et du Fisc.
Le SNAT propose par ailleurs, depuis le 27 juillet 2003, une Charte d'hygiène, téléchargeable en ligne.
L'initiateur de ce projet, et actuel président de l'association, est une figure bien connue du tatouage français : Tin-Tin de Paris.

Je soutiens personnellement le SNAT depuis sa création.
Je me suis permis de proposer mon aide bénévole à l'association en novembre 2004, en mettant à disposition un forum en ligne, puis en participant aux tâches de secrétariat et de communication en ligne. Mon implication a progressivement évolué, jusqu'à devenir officiellement la secrétaire de l'association le 4 juin 2005.
Après la manifestation du 3 décembre 2005, le SNAT a montré sa volonté et sa compétence à défendre les tatoueurs en obtenant du Ministère de la santé qu'il retarde la finalisation de ses projets, et ce afin d'étudier de plus près les revendications des professionnels concernés (tatoueurs et pierceurs).
Je suis donc plus que jamais convaincue de l'intérêt de ce regroupement professionnel, et ne peux qu'inviter tous les tatoueurs français à le rejoindre en y adhérant.
La force du SNAT et ses moyens d'actions sur les pouvoirs publics tiennent au nombre de ses adhérents. Sans eux, le Syndicat n'est rien, malgré toute la passion et le temps que peuvent y consacrer les membres du bureau et certains de ses membres actifs.

* “Syndicat National des Artistes Tatoueurs”, association de Loi 1901, déclaration publiée au Journal Officiel du 24 mai 2003.
ASSOCIATIONS LOCALES

En effectuant une recherche sur les annonces parues au “Journal officiel Associations loi 1901 et fondations d'entreprises” (créations, modifications ou dissolutions d'associations ou de fondations d'entreprises), on obtient un nombre de réponses assez conséquent.
Parmi ces associations et fondations, on distingue notamment plusieurs objectifs :
> La promotion du tatouage (et/ou du piercing et du body art), par l'organisation de manifestations culturelles (conventions, expositions...) par exemple
> L'information, la prévention et la formation sur l'hygiène
> La reconnaissance du tatoueur comme activité à part entière
> La fourniture de produits et matériels
> L'initiation aux techniques...

Pour consulter toutes les annonces : Journal Officiel
AILLEURS...
[liste non exhaustive. Voir aussi l'annuaire 123tatouage]

UETA
United European Tattoo Artists (Europe)

ATPPW
Association des Tatoueurs et Pierceurs Professionnels Wallons (et Bruxellois)

ASTP / VST
Association Suisse des Tatoueurs Professionnels, fondée en 1994

DOT
Deutshe Organisierte Tätowierer (Allemagne)

ATIR
Associazione Tatuatori Italiani Riuniti (Italie), fondée en 1995.

Association culturelle nationale de Maîtres Tatoueurs et Piercing (Espagne)

CABA (Canada)
Canadian Association of Body Arts

National Tattoo Association, fondée en 1976 (Etats-Unis)

APT (Etats-Unis)
Alliance of Professionnal Tattooists, fondée en 1992.


> Sources : Courrier des lecteurs - Tatouage Magazine n°13 (mars/avril 2000) ; “Les aventuriers du tatouage français : 2ème partie” - Tatouage Magazine n°25 (mars/avril 2002)

* Une précédente convention avait cependant eu lieu en 1989 (Source : www.tattoo-bourges.com)
Retour sur l'AFT
[ex Association Française de Tatouage]

Au tout début des années 80, le tatouage commence à devenir un marché lucratif pour la vingtaine de tatoueurs installés en France. Ces pionniers commencent à s'inquiéter lorsqu'un nombre important de jeunes novices s'essaient à la pratique grâce à la diffusion commerciale de matériel. Ils se réunissent alors pour réfléchir sur les moyens de protéger la profession, pendant que certains cherchent à définir des règles déontologiques et sanitaires...
A l'intérieur de la “fédération” non officielle, les avis divergent : certains songent à une sorte d'Ordre des tatoueurs ; d'autres souhaitent plutôt un noyau dur qui réglerait lui-même les problèmes...

Sur l'impulsion des tatoueurs bretons Gilles Bourgeais de Brest, Vincent Alain Gautron, Jean Paul Levêque dit Vercingétorix de Saint-Malo, et Jo Marina de Nantes, l'AFT renaît officiellement Le 17 décembre 1985. Membres et adhérents ne sont pas tous issus du milieu du tatouage : une dermatologue, un directeur des Beaux-Arts, un conseiller technique, etc.
Les buts de l'association sont ambitieux : élaborer des statuts professionnels, définir des règles, surtout en matière d'hygiène, rédiger un code de déontologie, renseigner les nouveaux tatoueurs et protéger la profession face à l'Etat ou “tout autre danger”...
La première assemblée générale, en 1987, est houleuse, notamment sur le principe d'attirer l'attention de l'Etat... et par exemple des impôts : pour certains, “le tatouage est un art de la rue et doit rester dans la rue”.

Malgré tout, après plusieurs difficultés, certains Hell's Angels “haut placés” proposent leur aide à l'AFT... L'Elysée Montmartre s'ouvre alors à l'association en avril 1991 ! La première convention* rassemble un public nombreux, et les médias la présentent comme un évènement réussi... Cependant, l'essai reperd de sa vigueur jusqu'en 1992, date à laquelle Alain, le président, démissionne, contraint par des problèmes familiaux...
Ce tatoueur engagé déclare, dix ans plus tard : “Aujourd'hui, la bureaucratie de la DDASS va mettre tout le monde d'accord. C'est dommage... L'Etat, les tatoueurs, les tatoués, en tous cas, ne peuvent plus dire qu'ils ne savaient pas !”

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