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Rapport de l'Académie Nationale de Médecine (décembre 2007)
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Grenouille
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MessageMardi 08 Janvier 2008 ~ "Rapport de l'Académie Nationale de Médecine (décembre 2007)" Répondre en citant ce message

L'Académie Nationale de Médecine (Paris) a adopté le 11 décembre 2007 un Rapport faisant état de la fréquence des complications liées aux actes de tatouage et de piercing, complications qui justifient selon elle une réglementation dont elle propose des orientations en émettant 10 "recommandations".


Flèche RÉSUMÉ

La pratique de plus en plus répandue des tatouages et perçages ("piercings"), et ce dans quelque classe sociale que ce soit, s’accompagne trop souvent d’incidents, voire d’accidents, dont la fréquence est en constante progression. Il apparaît donc nécessaire d’attirer l’attention sur les risques non négligeables que comportent ces pratiques et sur les possibilités de les réduire grâce à des mesures de réglementation ou tout au moins d’encadrement.

Les complications les plus nombreuses sont de nature infectieuse, bactérienne ou virale, précoces ou tardives. Certaines sont graves, locales ou diffuses : gangrène, endocardite. Des cas de contamination tuberculeuse ont été rapportés et surtout d’hépatite virale. Des manifestations allergiques ne sont pas rares, avec le risque qu’une sensibilisation ainsi acquise puisse avoir des conséquences ultérieures néfastes. Des complications systémiques lointaines ont été décrites : pseudolymphomes, sarcoïdose.

Si des essais de réglementation, ou tout au moins d’encadrement, ont été faits dans plusieurs pays, de même qu’au niveau de l’Union Européenne, en France, quelques tentatives, notamment parlementaires ont enfin abouti à la rédaction de textes officiels en voie de publication. C’est pourquoi l’Académie nationale de médecine, considérant que ces manoeuvres, surtout les perçages, telles qu’elles sont trop souvent pratiquées, constituent de véritables agressions corporelles avec effraction cutanée ou muqueuse et insertion d’un corps étranger, estime indispensable que des conditions de sécurité identiques à celles d’un acte médico-chirurgical y soient assurées. Cette notion s’applique plus particulièrement à certaines localisations (zones cartilagineuses, bouche et langue, aile du nez, mamelon, organes génitaux...) tandis qu’à cet impératif pourraient toutefois échapper le simple percement du lobule de l’oreille et un tatouage de dimension raisonnable sous couvert d’une désinfection préalable correcte.

Estimant dangereuses les conditions dans lesquelles sont trop souvent réalisées ces pratiques, l’Académie émet un certaine nombre de recommandations concernant, notamment, l’information des futurs clients en particulier sur les risques encourus, la nécessaire autorisation parentale pour les mineurs, la conformité aux normes des locaux d’exercice de ces pratiques et du matériel utilisé et inséré, l’indispensable formation du personnel qui y travaille et sa responsabilité juridique, le nécessaire contrôle par les autorités sanitaires ainsi que l’interdiction du don du sang au cours de l’année qui suit.


Composition du groupe de travail
Membres de l’Académie : MM. ARTHUIS (décédé), BANZET, BAZEX (Secrétaire), BEANI, CHATELAIN, CIVATTE (Président), GODEAU, HENRION, LACCOURREYE, Mmes MARCELLI, MONERET-VAUTRIN,
Invité : M. Ph. GARNIER (Direction Générale de la Santé)


Flèche RAPPORT

La pratique des perçages ("piercings") et des tatouages, qui remonte à la nuit des temps, devient de plus en plus répandue dans les pays européens, et ceci dans quelque classe sociale que ce soit. Elle s’accompagne malheureusement trop souvent d’incidents voire d’accidents dont la fréquence est, elle aussi, en constante progression, sans que, en France tout au moins, des règles officielles soient édictées pour s’y opposer. Il apparaît donc nécessaire d’attirer l’attention sur les risques réels que comportent ces pratiques et sur les possibilités de réduire ceux-ci, ainsi que de déterminer si des mesures de réglementation ou au minimum d’encadrement ne doivent pas être envisagées [1, 2].


Flèche Fréquence de ces pratiques

Si la fréquence dans les pays occidentaux des manoeuvres de perçage et tatouage peut être plus ou moins estimée, et les quelques chiffres suivants en donnent une idée, en revanche l’incidence de leurs complications respectives est difficile à apprécier car les statistiques les concernant sont relativement rares.
Aux Etats Unis la fréquence des personnes tatouées est estimée à 13 % de la population, le nombre des porteurs de perçages étant beaucoup plus élevé si l’on y inclut le très fréquent perçage des oreilles.
En 1999, la chaîne de studios de tatouages Gauntlet, sise à New York, en Californie et à Paris, fait état d’au moins 30 000 nouveaux perçages par an.
Cette même année, une étude conduite dans 18 universités américaines et une australienne montre que, pour 766 étudiants porteurs de tatouages ou de perçages, l’âge le plus habituel de réalisation de ces actes se situe entre 18 et 22 ans (73 % pour les tatouages, 63 % pour les perçages) [3].
En 2000, sur 10 030 Australiens âgés d’au moins 14 ans, 10 % reconnaissent être porteurs d’un tatouage et 8 % avoir eu un perçage [4].
En 2002, sur 481 étudiants new-yorkais, 42 % des garçons et 60 % des filles avaient eu un perçage [5].
En 2005, 48 % des 225 étudiants de Pennsylvanie interrogés âgés de 12 à 21 ans avaient un perçage [6].
En 2006, sur 253 femmes et 247 hommes habitant l’Illinois âgés de 18 à 50 ans, 24 % ont un tatouage et 35 % un perçage qui, pour plus de la moitié d’entre eux, siège sur le lobule de l’oreille [7].
En 2006, chez 2043 Allemands âgés de 14 à 93 ans, la fréquence des tatouages et perçages du corps est respectivement de 8,5 % et de 6,5 %, surtout chez les sujets âgés de 14 à 24 ans [8]. Encore en 2006, à Buffalo, chez 508 adolescents, 10 % sont porteurs d’un perçage oral [9], tandis que, chez 664 adolescents brésiliens, 8,4 % étaient porteurs d’un tatouage ou d’un perçage [10] et que, chez 2 180 adolescents de 12 à 18 ans du Québec, 27 % ont eu un perçage corporel et 8 % un tatouage [11]; la même année, sur 997 écoliers texans 8,6 % avaient un tatouage et 8 % un perçage non auriculaire, les trois quarts d’entre eux ayant demandé un consentement parental [12]. Toujours en 2006, chez 828 adolescents de Sardaigne on trouve 14,5 % de tatouages chez les garçons et 5,4 % chez les filles mais 18,4 % de perçages chez les garçons contre 21,3 % chez les filles [13].
En 2007, en Nouvelle Zélande, sur 966 adultes jeunes âgés de 26 ans, 9 % des hommes et 29 % des femmes ont subi des perçages autres que du lobe de l’oreille [14].

En France, où existeraient plus de 1000 studios de tatouage, il n’y a malheureusement pas de véritable enquête sur ces sujets. Une étude faite en 1998 sur 600 jeunes français de 11 à 15 ans avait montré que plus d’un tiers d’entre eux envisageaient de subir un tatouage ou un perçage, et on estime la fréquence des perçages à 100 000 par an.
Ces modifications corporelles, qui correspondaient d’abord à des camouflages avant de devenir un rite initiatique du passage de l’enfance à l’âge adulte, ont un lien avec certains modes de vie ou comportements sociaux [13]. Elles traduisent plusieurs états : perception négative des conditions de vie, mauvaise intégration sociale, souci d’amélioration de l’image de soi, précocité des rapports sexuels avec grand nombre de partenaires, homosexualité, usage de drogues et consommation d’alcool, activités illicites et appartenance à un gang, mauvaises habitudes alimentaires. Pour les psychiatres, le perçage est avant tout un moyen pour l’adolescent de s’approprier son corps au moment où les transformations pubertaires et la quête identitaire sont source d’angoisse. Il en ressort que, même si toutes les couches sociales sont concernées, surtout à cause d’un indiscutable phénomène de mode, ces pratiques, réalisant plus ou moins des marqueurs identitaires ou d’appartenance à un groupe social, sont plus le fait de populations fragiles (adolescents, délinquants, individus en proie à un mal-être et ayant besoin d’affirmer leur identité, sujets incarcérés) ou ayant une conduite à risque (addictologie, précocité et multiplicité de la sexualité) [14].


Comment ces manoeuvres sont-elles pratiquées, par qui et dans quelles conditions ?

Actuellement, chacun peut effectuer des tatouages et des perçages sans le moindre contrôle quant à la qualité et à la formation du réalisateur, quant aux conditions dans lesquelles ces manoeuvres sont effectuées (local, hygiène, désinfection, matériel à usage unique) ni quant à la connaissance par le réalisateur des antécédents de son client. L’un des signataires de ce rapport s’est rendu à un très récent "Salon du tatouage et du piercing" dans lequel, sur une trentaine de stands, étaient notamment réalisés des tatouages, avec attribution de prix. Il a pu constater l’absence totale, dans cette manifestation qui n’aurait certainement pas pu se dérouler sans l’accord des pouvoirs publics, des conditions sanitaires indispensables pour l’accomplissement d’actes correspondant à une agression du corps humain.


Incidents et accidents

D’intensité et de gravité très variables [4], ils sont liés aux antécédents du sujet, au site du perçage, à la manoeuvre elle-même et à ses conditions techniques de réalisation ou au contact avec l’objet ou le produit inséré.


Complications infectieuses [15]

Elles sont précoces ou tardives. Rares après tatouage, en cas de perçage leur fréquence dépend du siège de celui-ci : si, selon une étude britannique, 35 % d’entre elles sont auriculaires, cela résulte de la fréquence d’utilisation de ce site qui ne se complique d’infections sévères que dans 1% des cas. En revanche, ces dernières sont beaucoup plus souvent observées avec d’autres sièges tels que nombril : 40 % ; nez : 12 % ; mamelon : 5 % ; et 8 % répartis entre langue, paupières, parties génitales. Précoce ou tardif et loin d’être négligeable puisqu’il peut aller jusqu’à une endocardite, le risque infectieux dépend de la porte d’entrée représentée par l’effraction cutanée ou muqueuse, de la lenteur de la cicatrisation (retardée si le cartilage de l’oreille est intéressé, et particulièrement longue pour les régions ombilicale et génitale), de la septicité locale, ainsi que du corps étranger inséré.

La septicité locale relève notamment de la fréquence du portage nasal de staphylocoques dorés [16, 17], qui peut être à l’origine de complications septiques graves d’un tatouage ou d’un perçage, telles que septicémie, endocardite [18, 19], ostéomyélite, Toxic Choc Syndrome [20], souvent dues à un staphylocoque doré résistant à la méthicilline, glomérulonéphrite. Les streptocoques du groupe A, le Proteus spp. et Pseudomonas aeruginosa ont été responsables, après perçage de l’oreille, de chondrites voire de nécrose cartilagineuse pour ce dernier. Le perçage de la langue a été incriminé dans de nombreuses infections à staphylocoque doré, à Haemophilus aphrophilus, à Pseudomonas, dans des endocardites à Neisseria, une angine de Ludwig et des abcès du cerveau. Le perçage du mamelon a été à l’origine de gangrène gazeuse, d’endocardite, de mastite granulomateuse, d’infection de prothèse mammaire.
Des cas de tuberculose cutanée [21, 22] ou multisystémique provoqués par des opérateurs de perçages ou de tatouages ont été rapportés, de même que quelques observations de tétanos.
De nombreuses observations de transmissions virales ont été publiées, qu’il s’agisse d’herpès ou, plus exceptionnellement, d’infections VIH [23], mais surtout d’hépatites B et C.
Le risque de transmission d’hépatite [24, 25, 26] a, dès 1998, entraîné la décision du Conseil de l’Europe d’exclure tout donneur de sang ayant reçu un perçage au cours de l’année précédant le don, règle suivie un an plus tard par l’Autriche. En 2001, l’ANAES a recommandé d’élargir le dépistage de l’hépatite C aux sujets ayant eu un perçage ou un tatouage réalisé sans matériel à usage unique. Ces mesures étaient justifiées par les publications dès 1969 d’observations d’hépatites aiguës virales puis, en 1974, d’hépatites fulminantes virales B mortelles, liées au perçage, de même que celles, datant de 1991 et de 1996, d’hépatites C résultant de tatouages ou de perçages : on peut préciser que la contamination semble résulter le plus souvent de l’emploi de matériel non stérilisé.
On peut aussi penser que les perçages, surtout des muqueuses, peuvent jouer un rôle dans la survenue d’infections nosocomiales.


Complications allergiques

Connues depuis longtemps, les réactions allergiques aux perçages des oreilles sont de fréquence difficile à chiffrer bien que non négligeable : cependant, 9,8 % des allergologues du Réseau Allergo-Vigilance interrogés en 2006, en ont observé des cas. S’il s’agit rarement de réactions granulomateuses à divers métaux (or, palladium, titane [27], vanadium, aluminium) ce sont le plus souvent des dermites de contact au nickel, qui comportent, peut-être plus en cas de perçages multiples, un risque de généralisation ou de survenue de rhinite allergique ou d’urticaire, et qui, peut-être favorisées par un terrain atopique, sont responsables d’une augmentation de fréquence de l’allergie au nickel.
L’allergie aux tatouages permanents, bien que connue depuis longtemps et dont sont responsables des pigments métalliques (chrome, cobalt...) [28], reste rare, mais peut survenir quelle que soit la taille du tatouage ; on a aussi décrit des lésions granulomateuses [29], voire sarcoïdosiques et associées à de multiples sensibilisations.
L’engouement actuel pour les "tatouages" temporaires [30] utilisant du henné "noir" [31,32,33] additionné de paraphénylène diamine (PPD) ou de ses dérivés (isopropyle PPD) est responsable de la multiplication des cas d’allergie à cette substance qui est fortement allergisante, y compris chez l’enfant, même si la surface tatouée est peu importante (moins de 10 % de la surface corporelle) : 23 % des allergologues du Réseau Allergo-Vigilance en ont observé des cas. On a décrit des sensibilisations violentes avec réaction sévère survenant dès le 4ème jour. Dans plus de la moitié des cas observés cette sensibilisation à la PPD [34] est mise en évidence par des tests épicutanés, alors que les patch tests au henné pur restent négatifs ; toutefois, un cas exceptionnel a été publié d’allergie IgE dépendante due au henné. Une conséquence de l’hypersensibilité retardée à la PPD déclenchée par le tatouage est le risque de réactions croisées aux colorants azoïques (dont l’Ordonnance suisse proscrit l’emploi dans les maquillages permanents). De plus, de telles manoeuvres peuvent entraîner chez les sujets ainsi sensibilisés à la PPD une allergie aux teintures capillaires ou aux colorants textiles. D’autre part, des risques existent de sensibilisation croisée à la PPD et à la benzocaïne ou aux sulfamides [35]. Des antécédents d’eczéma de contact ou d’hypersensibilité à des réactogènes chimiques devraient faire déconseiller ces variétés de tatouage chez de tels sujets, d’autant plus qu’une sensibilisation ainsi acquise peut avoir des conséquences néfastes, notamment dans la vie professionnelle ultérieure. C’est ainsi que pourrait être constatée une sensibilisation associée au latex et que la PPD pourrait être responsable d’asthme.


Localisations particulières

La face est le siège préférentiel des perçages alors que les tatouages y sont rares. Une étude américaine de 2006 [7] donne comme sièges de perçages par ordre de fréquence le lobule de l’oreille (mais, peut-on parler de "piercing" pour le perçage des lobes de l’oreille si courant dans les décennies passées ?), les lèvres, surtout inférieures, les narines, l’hélix, les sourcils, la langue, la base du nez, le septum nasal. Une statistique britannique [36] évalue sa fréquence à 35 % pour l’oreille, 12 % pour le nez, 8 % pour les sourcils et la cavité buccale.
L’infection est la principale complication de ces perçages. Dans une étude espagnole [37] portant sur les complications subies par 70 adolescents porteurs de perçages, 17 concernaient la langue, 13 la lèvre inférieure, 18 l’aile du nez, 7 le sourcil et 15 l’oreille. Un travail israélien [38] portant sur 389 sujets (210 hommes et 179 femmes) de 19 à 22 ans ayant eu un perçage oral relevait un oedème chez 44 d’entre eux, un saignement chez 36, 15 fractures de dents chez 11, un traumatisme ou une rétraction gingivale au niveau des incisives mandibulaires chez 21. Le perçage de la langue [36, 38, 60] a été responsable d’hémorragies importantes, d’oedème, d’abcès avec dyspnée aiguë, voire d’angine de Ludwig compliquée d’abcès cérébral. Le développement d’une chéloïde, parfois très volumineuse, de la face postérieure du lobule de l’oreille est loin d’être exceptionnel après un perçage, lequel peut aussi être responsable d’une bifidité lobulaire. Les perçages transcartilagineux (hélix, aile du nez, septum nasal) peuvent être à l’origine de chondrite et de périchondrite, voire de nécrose cartilagineuse.
Les complications dentaires [38, 40] (abrasions, fissures, fractures) ne sont pas exceptionnelles: la quasi totalité d’un groupe de 400 dentistes britanniques [41] dit avoir eu à traiter des patients porteurs de perçage, pour la plupart à l’occasion d’une complication dont la plus fréquente était une fracture dentaire sur un perçage de la langue ou de la lèvre inférieure et la plus grave une régression gingivale avec déchaussement dentaire.

La présence d’un tatouage dans la région lombaire pourrait contre indiquer une rachianesthésie dans la crainte de faire pénétrer dans le canal rachidien de minuscules corps étrangers, notamment des particules métalliques.

Les perçages des régions génitales [42], outre les complications qu’elles peuvent avoir et qui sont communes à ceux des autres localisations, sont particuliers du fait qu’ils intéressent des régions spécialement sensibles et des organes formés de corps érectiles contenant des corps caverneux gorgés de sang, ce qui favorise la survenue et la particulière gravité des incidents et accidents hémorragiques et infectieux d’origine microbienne ou virale, les infections sexuellement transmissibles en particulier ; ces risques sont aussi majorés par les conditions locales, par la proximité des voies génito-urinaires, l’éventuelle existence d’écoulements d’origine parasitaire ou infectieuse, les frottements des sous-vêtements et macération, et la difficulté d’appliquer des règles d’hygiène strictes. On peut rappeler la gravité particulière des infections à type de phlegmon, de cellulite, ou de gangrène foudroyante des organes génitaux de Fournier [43].
Ces perçages génitaux entraînent des complications différentes selon les organes en cause. Chez l’homme peuvent se faire des perçages dorsal ou ventral du gland faisant issue par le méat urétral, ou transglandulaires horizontal ou vertical, souvent transurétral, ou de la base du gland faisant issue par le sillon balano-préputial, ou intéressant le prépuce ou son frein ou le scrotum. Quelques complications tardives particulières [44] peuvent s’observer : épisodes de priapisme, de dysurie, de paraphimosis, fistules urétrales. Chez la femme les localisations sont très variées : grandes lèvres, uni- ou bilatéralement, clitoris, intéressant soit le capuchon transpercé verticalement ou horizontalement, soit plus rarement le gland, mais aussi transversalement et profondément le genou du clitoris près du frein. Les glandes de Bartholin peuvent être le siège de phénomènes infectieux ou de transformation kystique. Une infection haute de l’appareil génital peut aboutir à une pelvipéritonite, cause possible de stérilité ultérieure. De graves conséquences sont aussi possibles lors d’une grossesse ou de l’accouchement, pour la mère comme pour l’enfant. Dans les deux sexes s’observent aussi des perçages du raphé médian du périnée, du pubis ou de la région anale.
La cicatrisation après ces manoeuvres est toujours lente, durant parfois des mois, pouvant aboutir à des cicatrices scléreuses rétractiles ou chéloïdiennes.
Le risque de complications infectieuses redoutables explique que certains perceurs conseillent la prise systématique d’anti-inflammatoires ou d’antibiotiques à titre préventif, attitude interdite par la loi, de même que l’utilisation d’anesthésiques locaux, car relevant de l’exercice illégal de la médecine.


Complications tardives systémiques

Les conséquences à long terme de ces diverses manoeuvres sont encore mal connues. Mais le fait que puissent persister pendant des années dans la peau ainsi modifiée une prolifération capillaire, des infiltrats lymphocytaires ou des macrophages activés, montre bien qu’il s’agit d’un processus qui n’est pas inoffensif et qui induit à bas bruit une réaction inflammatoire dont le moindre dommage serait l’apparition d’une réaction granulomateuse.
Si des granulomes sarcoïdiques ont été constatés sur un tatouage [45, 46] ou après perçage auriculaire, depuis 1955 une vingtaine de cas ont été rapportés d’authentique sarcoïdose systémique associés à un tel granulome cutané survenu sur un tatouage [47, 48, 49]. La découverte d’un matériel étranger polarisable dans des biopsies de telles lésions laisse penser que celui-ci peut agir comme un stimulant antigénique favorisant l’apparition d’une sarcoïdose parfois plusieurs dizaines d’années plus tard.
La survenue de lymphadénopathies et de pseudolymphomes a été signalée après perçage comme après tatouage [50, 51] : dans cette deuxième éventualité, les pseudolymphomes, qui peuvent se manifester jusqu ‘à 32 années plus tard, s’observent préférentiellement dans les zones colorées en rouge surtout par un pigment mercuriel (cimabar).


Flèche Aperçu des réglementations et législations en cours dans divers pays

Selon les pays il y a actuellement beaucoup de variations dans la façon de faire face aux problèmes soulevés par la pratique des tatouages et les perçages [52].
En Belgique, un arrêté royal du 8 juillet 2005 instaure un cadre légal pour les tatoueurs et les perceurs et réglemente l’exercice de leurs pratiques. Il en précise les conditions de réalisation qui portent sur le lieu d’exercice, le matériel à utiliser et les indispensables procédures d’hygiène à observer, sur l’agrément ministériel à obtenir par les praticiens après une formation, ainsi que sur les conditions de santé du client qui doit être informé par un document et donner son consentement écrit [53].
Aux Pays-Bas, et spécialement à Amsterdam [54], des règlements sanitaires précisent l’obligation pour les services municipaux de santé de contrôler le respect des directives formulées dans un Guide des bonnes pratiques : celui-ci détaille les règles générales concernant l’équipement du studio, sa bonne utilisation ainsi que celle d’un matériel correct, la préparation au geste et la bonne procédure de celui-ci.
Des officiers de santé doivent pouvoir à tout moment, sans annonce préalable, accéder à n’importe quel studio de tatouage ou de perçage pour en vérifier les locaux, les instruments, le matériel, et la réalisation pratique d’un tatouage ou d’un perçage. Les sanctions suivantes peuvent être appliquées en cas de non respect des règles d’hygiène :
- un avertissement verbal après constatation d’une condition qualifiée d’inacceptable ou en cas de conditions comportant un sérieux risque pour la santé des clients ; un avertissement écrit suit l’avertissement verbal ;
- si les conditions d’exercice n’ont pas été modifiées, le studio peut être fermé pour la période de temps nécessaire à une mise en conformité avec les règles d’hygiène ;
- la fermeture peut être levée quand l’opérateur a fourni des garanties suffisantes ;
- une seconde entorse à la législation peut entraîner une fermeture définitive.
Toutefois, cette législation pour les perçages, les tatouages et les maquillages permanents, ne concernait que la ville d’Amsterdam. Une loi nationale basée sur ce Guide serait en préparation pour les interventions cutanées pratiquées par des personnes non médicales ; le 20 mars 2003, a paru un décret concernant les colorants des tatouages dans le cadre de la loi sur les denrées alimentaires avec les contrôle légaux correspondants et, en 2006, le parlement néerlandais a interdit tatouage et perçage aux moins de seize ans, sauf s’ils ont plus de douze ans et sont accompagnés de leurs parents. Une loi nationale serait en préparation depuis 2006 réglementant les pratiques cutanées effectuées par des personnes non médicales.
En Allemagne, des textes législatifs de septembre 2003 concernent l’utilisation d’encre de tatouage dangereuse et contraignent les fabricants à se plier à des règles de qualité, les inspecteurs de la santé pouvant contrôler ces encres dans les studios de tatouage ou de maquillage permanent. Des contrôles sanitaires encadrent également les pratiques de tatouage et de perçage.
L’Espagne s’est dotée de lois concernant le local, les techniques et les instruments, et il y existe une accréditation par les autorités sanitaires. Toutefois, il n’y aurait pas de contrôles et un grand doute semble persister sur les réelles conditions d’exercice et le respect de l’hygiène. Mais, un décret de la Communauté autonome de Madrid d’avril 2005 précise la nécessité d’un consentement écrit des parents pour les sujets de moins de 18 ans désirant se faire faire un tatouage ou un perçage.
En Italie, deux circulaires ministérielles de 1998 stipulent que l’autorisation d’exercer de telles pratiques requiert une formation de 30 heures de cours et la délivrance d’un permis temporaire en attendant un contrôle de confirmation ; ces dispositions devaient être précisées par une proposition de loi d’août 2004. Un Guide de bonnes pratiques est proposé par le Ministère de la Santé. En fait, huit années plus tard, ne seraient appliquées ni normes de bonne conduite ni sanctions vis à vis des pratiques non conformes.
Au Royaume-Uni, les décisions gouvernementales de 1982 et 1985 ne concernent que les tatouages et le percement des oreilles, le perçage génital chez la femme étant prohibé, de même que la circoncision féminine (excision) ou toute autre modification des organes génitaux féminins pour des raisons non médicales. Seule la municipalité de Londres a le pouvoir d’inspecter les studios de perçage. Mais des propositions auraient été faites en 1998 en vue d’une réglementation.
En Norvège, le Ministère de la Santé a émis en 1998 un règlement détaillant les règles d’hygiène à respecter lors des tatouages et des perçages et l’Autorité norvégienne de sécurité alimentaire a établi en décembre 2005 un projet pour garantir l’innocuité des produits destinés à une injection cutanée à des fins cosmétiques [55].
En Autriche, une loi de 2002 sur les pratiques du tatouage et du perçage a été complétée l’année suivante par deux règles. Un décret de 1999 interdisait déjà le don du sang aux porteurs d’un tatouage ou perçage subi au cours des douze mois précédents. Depuis 2002 une loi stipule que les opérateurs de ces pratiques doivent avoir une licence de commerce cosmétique et précise les nécessaires conditions de stérilité et d’équipement.
Au Danemark, la seule législation, datant de 1966, interdit le tatouage des sujets de moins de 18 ans, sur la face et sur le cou.
En Grèce, une simple décision du Ministère de la Santé concerne les tatouages mais non les perçages.
En Irlande, il n’existe pas de législation spécifique concernant ces pratiques, pas plus qu’au Portugal et au Luxembourg ; en Suède, elles sont soumises à un code environnemental.
En Suisse, le Département fédéral de l’intérieur a publié le 23 novembre 2005 [56] une Ordonnance sur les objets destinés à entrer en contact avec le corps humain concernant, entre autres, le perçage, le tatouage, le maquillage permanent et les pratiques apparentées. Cette ordonnance fait référence aux colorants et instruments utilisés et donne la liste des produits dont l’emploi est interdit.
Au Canada, avant d’être autorisé à exercer une activité de tatouage ou de perçage, un studio doit recevoir l’agrément des autorités sanitaires. Des contrôles réguliers vérifient l’application des procédures, l’état de l’équipement et du matériel ainsi que les pratiques des opérateurs qui doivent respecter les recommandations formulées dans un guide. Une large information est faite, en particulier auprès des adolescents, pour faire connaître au public les risques encourus. Sont interdits le tatouage ainsi que le perçage des mamelons et des parties génitales avant l’âge de 18 ans ; les mineurs doivent avoir le consentement de leurs parents.
Aux Etats-Unis, une étude faite en 2005 a montré que la réglementation est très variable d’un État à l’autre, puisque des lois sur le tatouage n’ont été adoptées que par 13 d’entre eux, dont 6 seulement réglementent les conditions du perçage [57].
En Australie, ce sont des lois et juridictions uniquement locales qui précisent les pratiques de perçage, tatouage et maquillage permanent.
Il apparaît donc que, si la réglementation de tels actes préoccupe un grand nombre de pays, à ce jour, peu d’entre eux mettent en oeuvre des mesures réellement contraignantes permettant de sécuriser ces pratiques.


Flèche La situation en France

Une proposition de résolution tendant à créer une commission d’enquête sur les conditions de sécurité sanitaire liées aux différentes "pratiques non réglementée de modifications corporelles" (perçage, tatouage, scarification, implants divers de corps étranger) avait été déposée devant l’Assemblée Nationale le 17 avril 2000 [58]. Plusieurs motifs étaient invoqués à l’appui de cette proposition : en particulier la fréquence de ces pratiques et des complications locales et générales qu’elles risquent d’entraîner, la question de la responsabilité pénale des personnes réalisant ces actes qui s’apparentent peut-être à un exercice illégal de la médecine, le fait qu’il n’existe pour l’instant aucune réglementation, à l’exception d’une recommandation de l’Etablissement français du sang excluant du don du sang les personnes ayant effectué un perçage ou un tatouage dans les six mois. Mais cette proposition [59], qui a fait l’objet d’un rapport très favorable d’une commission des Affaires culturelles familiales et sociales, a été rejetée le 22 juin 2000.

Comme le rappellent également J.B. Guiard-Schmid et coll. en 2000 [39] : "(dans notre pays) aucune qualification particulière, aucune condition pratique d’exercice, ne sont légalement requises pour l’activité de perceur. Aucun contrôle sanitaire de leurs activités n’est donc exercé. Il n’y a pas de statut légal du perçage... Le statut légal des perceurs est celui d’artisan ou commerçant. À ce titre, ils relèvent non pas du Code de la Santé Publique mais de celui de la Consommation (Article L221-1 et 2). Les tatoueurs ou perceurs travaillent donc sous des enseignes commerciales très diverses, parfois sans aucun rapport avec leur pratique. Certains tatoueurs se sont ainsi vu accorder le statut légal d’artisan libre."
C’est la raison pour laquelle s’est constitué sous la direction de J.B.Guiard-Schmid un Groupe Français d’Etude et de Recherche sur le Piercing qui, sous l’égide de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, a publié en 2001 un Guide des bonnes pratiques du piercing sous-titré Guide technique à l’usage des professionnels du piercing, recommandations pour la prévention de la transmission des maladies infectieuses. Cet ouvrage [60], qui rappelle le texte légal concernant l’élimination des déchets (Loi n° 75-663 du 15 juillet 1975), expose la bonne organisation des locaux, les indispensables techniques de désinfection et stérilisation, toutes mesures permettant de limiter le risque sanitaire tant pour le client que pour l’opérateur. Il détaille un document d’information à remettre aux clients et un modèle de contrat perceur-client.
Les résultats du règlement sanitaire du département de la Savoie modifié en 1998, montrent ce qui pourrait être envisagé pour l’ensemble du territoire français [61]. Sous l’impulsion du réseau ville-hôpital de ce département (ReViH 73) et avec l’aide de la DDASS, une démarche collective a en effet abouti, d’une part à la rédaction de deux chartes départementales de bonnes pratiques, l’une pour le tatouage et l’autre pour le perçage, les professionnels signataires s’engageant à respecter ces chartes, et d’autre part à la nécessité d’informer les clients, au moyen de documents affichés et distribués, sur les risques de ces interventions et de leur demander leur consentement écrit. Une évaluation conduite en 2005 a montré des résultats partiels mais encourageants.
On peut simplement remarquer que, déjà actuellement, certaines officines fournissent à leurs clients des feuilles d’information avec mention des précautions à prendre, surtout en cas de localisations particulières.
Le 15 septembre 2000, le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique [62] avait, à propos des risques d’hépatite, émis un avis concernant les règles de prophylaxie des infections pour la pratique "d’actes corporels" sans caractère médical avec effraction cutanée (tatouage, perçage, dermographie, épilation par électrolyse, rasage). Cet avis portait sur l’information et/ou une formation sur le risque infectieux, sur les précautions d’hygiène de base et leur contrôle, l’emploi de matériel à usage unique, la réalisation de guides des procédures, des contrôles ; l’immunisation contre le virus de l’hépatite B des personnes effectuant de tels actes est fortement recommandée.
Le 7 octobre 2003, l’Assemblée Nationale a rejeté un amendement à un projet de loi relatif à la politique de Santé publique visant à une "information écrite préalable des personnes sur les conséquences et risques des modifications corporelles telles que le tatouage ou le perçage".
Dans le Journal Officiel du 11 août 2004 a paru l’Article 149 complétant le titre III du livre Ier de la cinquième partie du Code de la Santé Publique par un chapitre X concernant les produits de tatouage [63].
En mai 2005 le Conseil National de l’Ordre des Médecins a publié une série d’articles sur les tatouages et perçages comportant des conseils aux futurs clients et laissant prévoir la publication prochaine d’un décret du ministère de la santé sur ce sujet [64].
Le 14 septembre 2006, l’AFSSAPS rappelle l’entrée en vigueur des décrets du 26 avril, et des 16, 24 et 25 août 2006 relatifs aux recherches biomédicales portant sur un produit cosmétique ou de tatouage [65]. Le 16 janvier 2007 M. B. Accoyer attire l’attention du ministre de la santé sur le recours, de plus en plus fréquent, aux pratiques de piercing, tatouage et autres modifications corporelles [66].
Le décret correspondant à la loi d’août 2004 vient d’être approuvé par le Conseil d’Etat dans sa séance du 24 juillet 2007 et sera publié d’ici quelques semaines au Journal Officiel sous le titre "Tatouage par effraction cutanée et perçage".

L’Union Européenne a formulé en 1994 l’interdiction d’utiliser pour les perçages des bijoux contenant du nickel et, en 1998, l’exclusion de tout donneur de sang qui aurait eu un perçage dans l’année précédant le don. Le 19 juin 2003, le Comité des ministres du Conseil de l’Europe adopte une résolution sur les tatouages et maquillages permanents visant à « introduire une législation spécifique sur la composition des produits servant au tatouage et au maquillage permanent et à assurer la gestion hygiénique de leurs conditions et techniques d’application », et insistant sur la nécessité d’informer le public des risques sanitaires de ces pratiques.
Des Recommandations de la Commission Européenne (Santé et Protection des Consommateurs [DG SANCO]) ont été formulées dans un document daté du 5 mai 2003 intitulé : Risques et conséquences pour la santé des tatouages, piercings et pratiques apparentées [67,68]. Les points suivants concernent entre autres :
• les substances utilisées pour les tatouages et leur composition ;
• les règles de sécurité des lieux où ces manoeuvres sont pratiquées ;
• les produits et matériels utilisés et pouvant avoir des effets indésirables, donc à éviter ;
• les obligatoires conditions d’hygiène à respecter et contrôler ;
• la formation régulière, l’accréditation et le contrôle des praticiens ;
• les études épidémiologiques des effets indésirables de ces pratiques, en particulier des hépatites virales ;
• l’information de la clientèle sur ces risques, en particulier pour les sujets vulnérables parmi lesquels sont cités les femmes enceintes, les enfants, les atopiques ou sujets atteints d’une dermatose, les cardiaques, les personnes professionnellement exposées à des métaux lourds ou aux rayons UV.
Ces recommandations devraient pouvoir servir de base pour l’attitude à adopter par les différents gouvernements.


Flèche Recommandations

Devant la fréquence et l’importance des suites néfastes que comportent trop souvent les manoeuvres de tatouage et de perçage telles qu’elles se pratiquent actuellement dans notre pays, l’Académie nationale de médecine, considérant que ces gestes, réalisés sans aucun contrôle médical, constituent de véritables agressions corporelles avec effraction cutanée ou muqueuse et insertion éventuelle d’un corps étranger, estime indispensable que des conditions de sécurité identiques à celles d’un acte médico-chirurgical y soient assurées, spécialement pour certaines localisations particulières (zone cartilagineuse de l’oreille, nez, bouche et langue, mamelon, organes génitaux...). À cet impératif pourraient toutefois échapper le simple percement du lobule de l’oreille ou un tatouage de dimension raisonnable, le tout sous couvert d’une désinfection préalable correcte et des indispensables mesures d’asepsie.

L’Académie nationale de médecine, qui ne peut que déconseiller des pratiques représentant une réelle agression vis-à-vis du corps humain
, et regrettant l’absence d’études françaises permettant d’apprécier la fréquence et la gravité des éventuelles complications, émet les recommandations suivantes.
- Il est indispensable que soit faite une très large information de la population sur les risques des tatouages et perçages, en particulier auprès des adolescents, notamment dans les établissements d’enseignement, par documents écrits ou conseils oraux, cette information comprenant aussi les possibilités de séquelles esthétiques résultant de tentatives d’élimination de tatouages.
- Une autorisation parentale écrite est indispensable pour les mineurs. Doivent être formellement déconseillés : avant l’âge de 18 ans, tout tatouage et tout perçage de la langue, des mamelons et des régions génitales et, en dessous de 16 ans, tout perçage, à l’exception toutefois de celui du lobule de l’oreille. En ce qui concerne les perçages de la région génitale surtout féminine dont les conséquences peuvent être extrêmement graves, à défaut de pouvoir les interdire à l’instar du Royaume Uni, il est hautement souhaitable qu’ils soient formellement déconseillés et que soient sanctionnés ceux qui les pratiquent, soit au titre de violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente (art. 222-9 et 222-10 du code pénal) soit au titre d’exercice illégal de la médecine si le perceur a prescrit des antibiotiques ou des anti-inflammatoires ou utilise des anesthésiques (art. 4161-1 du code de la santé publique), ce qui n’est pas rare concernant cette localisation.
- Les studios où se pratiquent tatouages et perçages (à part celui du lobule de l’oreille) doivent recevoir, après une inspection adéquate, l’agrément des autorités sanitaires compétentes en ce qui concerne l’aménagement des locaux et l’équipement en matériel, ainsi que le traitement des déchets.
- Les actes de tatouage et de perçage ne doivent être réalisés que par des personnes ayant suivi une formation théorique et pratique, dont il serait souhaitable qu’elle soit envisagée en concertation avec les autorités concernées et les associations professionnelles, et qui connaissent les règles d’hygiène et les premiers gestes d’urgence.
- Le futur client doit recevoir une fiche d’information standardisée, établie par les autorités sanitaires, détaillant les divers risques que comporte le geste projeté : infection immédiate ou secondaire, superficielle ou profonde, cicatrices chéloïdiennes, réactions allergiques locale ou à distance et parfois retardées, retards de cicatrisation, hépatite virale... Il doit donner un consentement éclairé établi après un délai de réflexion d’au moins 15 jours, sous forme d’un document écrit signé par lui ou, s’il est mineur, par ses parents.
- Au futur client doit être conseillé de s’assurer auprès de son médecin de l’absence d’antécédents d’allergie et de contre-indication à l’acte prévu. Il doit aussi lui être remis un exposé des recommandations pour la pratique des tatouages et perçages (du genre du Guide des bonnes pratiques du piercing) lui permettant d’apprécier la fréquence et la gravité des complications éventuelles, avec des fiches techniques communes aux deux pratiques (utilisation d’instruments à usage unique ou prédésinfection des instruments réutilisables...), ainsi que des fiches spécifiques "perçage" et "tatouage". La recommandation de consulter un médecin en cas de complication doit lui être précisée. Une vaccination contre l’hépatite B est au moins souhaitable.
- Les produits de tatouage utilisés doivent répondre strictement aux règles définies par le code de la santé publique.
- Pour le perçage, la réglementation européenne concernant la nature du matériel utilisé et inséré doit être strictement respectée, surtout s’il s’agit de métaux fréquemment allergisants, notamment nickel.
- La responsabilité juridique des personnes exerçant ces pratiques, qui sont actuellement considérées comme des artisans ou commerçants, doit être engagée.
- Les autorités sanitaires doivent être informées de l’existence des lieux où se pratiquent tatouages et perçages, et être chargées d’organiser la mise en place de ces mesures, ainsi que de veiller à leur application grâce à des contrôles réguliers destinés à vérifier la stricte application de ces bonnes pratiques et la conformité des installations et du matériel, avec possibilité de sanctions en cas de non respect des règles ci-dessus énoncées.
- Le don du sang doit être interdit au cours de l’année suivant un tatouage ou un perçage.


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[55] Projet de nouveau règlement 2006 sur les produits destinés à une injection cutanée à des fins cosmétiques. Autorité norvégienne de sécurité alimentaire (OMC, document n° 06-4432).
[56] Ordonnance du Département Fédéral de l’Intérieur (DFI-Suisse) sur les objets destinés à entrer en contact avec le corps humain (23/11/05).
[57] TOPE W.D. - State and territorial regulation of tattooing in the United States. J. Am. Acad. Dermatol. 1995, 32: 791-799.
[58] Proposition de résolution tendant à créer une commission d’enquête sur les conditions sanitaires liées aux différentes "pratiques non réglementées de modifications corporelles" (piercings, tatouages, scarification implantes divers de corps étrangers) présentées par M. B. Accoyer [France, Assemblée Nationale, rapport n° 2333 du 17/04/00].
[59] Rapport fait au nom de la Commission des Affaires Culturelles, Familiales et Sociales sur la proposition de résolution n° 2333 de M. B. Accoyer tendant à créer une commission d’enquête sur les conditions sanitaires liées aux différentes "pratiques non réglementées de modifications corporelles" (piercings, tatouages, scarification, implants divers de corps étrangers) par M. J. Rouger [France, Assemblée Nationale, rapport n° 2451 du 31/05/00].
[60] GUIARD-SCHMID J.B. et coll. (Groupe français d’étude et de recherche sur le piercing) - "Guide des bonnes pratiques du piercing", Paris, 2001, - 1 vol. 88 pp. AP-HP éd., 10,rue des fossés Saint Marcel, 75005 Paris.
[61] LAFFONT E. - Sécurité sanitaire et pratique du piercing et du tatouage. A propos de l’expérience en Savoie. - Mémoire de l’Ecole Nationale de la Santé Publique, 2005.
[62] Avis concernant les règles de prophylaxie des infections pour la pratique "d’actes corporels" sans caractère médical avec effraction cutanée (tatouage, piercing, dermographie, épilation par électrolyse, rasage) [France, Conseil supérieur d’hygiène publique, séance du 15/09/05].
[63] Loi n° 2004-806 du 09/08/04 relative à la politique de santé publique (Titre VI, Art. 149, Chap. X, Chap. VII).
[64] Tatouage, piercing : des mises en garde s’imposent. - in Bull. Ordre Méd. , mai 2005, n° 5 (Pratique-Prévention).
[65] Essais cliniques portant sur les produits cosmétiques ou de tatouage. - Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé. - Mise à jour, 05/12/06.
[66] Réglementation de la pratique du tatouage et du piercing. – Question écrite au Ministre de la santé et des solidarités. France. Assemblée Nationale, 16/01/07.
[67] PAPAMELETIOU D., ZENIE A; SCHWELA D., BAÜMLER W. - Risks and health effects from tattoos, body piercing and related practices. European Commission, DG JRC, Ispra, Version 1 Draft. 05/05/03.
[68] PAPAMELETIOU D., ZENIE A., SCHWELA D. Regulatory review on the safety of tattoos, body piercing and related practices. - European Commission, DG, JRC, Ispra, Final Draft 05.05.03.


Les documents au format .doc sont téléchargeables sur le site de l'Académie de médecine :
Flèche "Communiqué adopté le 11 décembre 2007 : "Piercings" et tatouages : la fréquence des complications justifie une réglementation
Flèche Rapport adopté le 11 décembre 2007 : "Piercings" et tatouages : la fréquence des complications justifie une réglementation

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[Dernière édition de ce message par Grenouille le Dimanche 17 Février 2008]
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MessageMercredi 09 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

salut grenouille

Aprés lecture attentionnée du Communiqué de l'académie nationale de médecine, je relève que leur dire (justifiés je suppose) concernent surtout le milieu du piercing.
sur ce document il ne font rapport que de divers choses qui sont déja en place depuis longtemps du moins j'espère ( accord parentale écrit pour les mineurs) pour ma part je refuse de tatouer un ou une mineur sans cet accord.
Je souligne un détail qui m'interpel, les tatoueurs serais considérés comme artisants commerçants cela m'intrigue car nous ne dépendons que de l'URSAAF donc prestataires de services et non commerçants ni artisants. Ce qui me fait revenir sur le fait que ce texte cible essentiellement les pierceur ( ceuse).

Le paragraphe sur la formation pratique et théorique est tres appréciable (dans le texte) mais je ne connais pas de formateurs agréés par notre gouvernement

une nouvelle profession arrive!!

je ressent un risque par ce module formateur de voir arriver sur le marcher du tatouage une collection d'amateurs qui auront suivis cette formation, que je suppose sera de courte durée,et qui se croiront "tatoueurs pro" mais qui resterons des amateurs.

avis à ceux qui font du recouvrement, va y avoir du boulot.

J'aimerais savoir si quelqu'un aurait des infos ou expériences quand au risque de dont du sang dans l'année suivant un tatouage. Je vois pas le rapport surtout sur une aussi longue période.


Ma chère grenouille, (je me permet dit moi si j'ai pas le droit pour le "chère")
je souhaiterais , par le biais du forum réaliser une enquète auprès de nos clients. J'entend beaucoup parler de risque infectieux mais je ne connais pas de cas personnellement dans mon antourage. Je souhaiterais que des personnes qui aurais subi ce genre de désagrément puissent nous le dire, ce qui nous permettrais de mesurer ce risque plus précisément.
J'ai vu des infections dues au piercing, faute de soins post, mais dans le tatouage je n'en ai pas vu.
Je ment j'en connais un; il s'est fait tatouer en prison il y a a peu près 35 ans avec pour encre noir, du charbon pillé mélangé à du lait. Je comprend la mauvaise réaction de sont corp. Mais bon j'espère que cette pratique n'est pas dans nos salons!!!

Si tu es d'accord et si d'autre ont des infos ou des idées je pense que ce petit projet ne serais pas inutil.

merci d'avance
a plus et bonne année
SAMTATTOO
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Grenouille
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MessageMercredi 09 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

Pour te répondre rapidement, ce qui me gêne le plus dans ce rapport, c'est que nulle part il n'est fait mention de l'existence du SNAT, ni donc de la volonté des tatoueurs à obtenir une réglementation en concertation avec eux, ni donc de la charte d'hygiène émise en 2003, ni des multiples sollicitations et requêtes en direction du Ministère de la santé...
Or on voit que le groupe de travail de ce rapport avait accueilli un invité dont le nom rappellera peut-être des souvenirs à certains d'entre vous, notamment ceux qui ont participé à la manifestation des tatoueurs du 3 décembre 2005... : M. Ph. Garnier, de la DGS (Direction Générale de la Santé) dont je constate la ténacité à s'agriper au dossier "tatouage et piercing", et la même vigueur à mettre un point d'honneur à saper tous les efforts des tatoueurs et du SNAT en particulier.

C'est ma remarque principale. Pour le reste, la plupart des éléments ont été depuis longtemps énoncés et demandés par les tatoueurs et/ou les perceurs.
La question d'une formation initiale à l'hygiène a été validée par le SNAT dans les projets émis en 2005 : le SNAT avait alors souligné l'importance de proposer une alternative "publique" (formations dispensées dans des hôpitaux par exemple) à une offre exclusivement privée risquant d'être particulièrement onéreuse...
Il n'était alors question que de formation strictement dédiée à l'aspect sanitaire de la pratique, et il ne s'agissait nullement de former des tatoueurs "prêts à l'emploi" en tous cas.

samtattoo (citation):
Ma chère grenouille, (je me permet dit moi si j'ai pas le droit pour le "chère")
je souhaiterais , par le biais du forum réaliser une enquète auprès de nos clients. J'entend beaucoup parler de risque infectieux mais je ne connais pas de cas personnellement dans mon antourage. Je souhaiterais que des personnes qui aurais subi ce genre de désagrément puissent nous le dire, ce qui nous permettrais de mesurer ce risque plus précisément.
[...]
Si tu es d'accord et si d'autre ont des infos ou des idées je pense que ce petit projet ne serais pas inutil.

Ce type d'enquête pourrait s'avérer utile en effet, mais je ne suis pas persuadée que les tatoueurs soient le mieux placés pour la réaliser, à moins qu'il s'agisse de tatoueurs médecins. Clin d'oeil
Je connais quelqu'un issu du cursus médical, plus particulièrement de la filière dermatologique, passionné par le tatouage et positionné en sa faveur, qui a mis beaucoup d'énergie, et continue de le faire, à effectuer des recherches et des études sur différents aspects médicaux du tatouage. Il avait d'ailleurs émis un appel à témoins sur ce même forum il y a quelques temps ("[appel à témoins] Complications cutanées des tatouages") afin d'alimenter ses recherches : si le besoin de mettre à disposition les résultats de ses recherches se présente d'une manière ou d'une autre, un matériau sera donc déjà disponible, on peut compter sur lui. Clin d'oeil
Si tu veux contribuer en ce sens, n'hésites pas à apporter des témoignes à Nicolas !
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MessageJeudi 10 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

Chère Grenouille
je te remercie pour tes réponses et je ne manquerais pas d'alimenter cette grande question car je suis persuadé que concrenant le tatouage il y a une polémique qui à pour but de faire peur pour lutter contre la démocratiqation du tatouage dans notre pays. J'aime ce qui se dit mais encore plus la vérité et les faits.

en te souhaitant plein de bonnes choses pour la nouvelle année.
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MessageVendredi 11 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

Pour ceux qui ont la télé, mettez-vous sur le 20h de TF1 ce soir : le sujet va certainement être abordé...
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MessageVendredi 11 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

je regarde. Cool

y avait Tin-Tin.
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MessageSamedi 12 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

Voilà la video du reportage "express" (1mn30) :



Source : Le danger des tatouages et piercings (Journal télévisé 20h, TF1, du 11/01/2008)
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MessageMardi 22 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

pour la période d'un an, "interdisant un don du sang", suivant le tatouage et/ou le piercing, il me semble (et j'espère ne pas dire de bêtises), que c'est la période d'incubation pour certaines maladies comme le VIH ou l'hépatite...
en clair, on pourrait être porteur d'un virus et ne s'en apercevoir qu'un an après...
c'est ça, hein, grenouille? Roulement des yeux
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ce n'est pas parce que tu n'as jamais vu le lion chasser, qu'il est devenu végétarien...
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MessageMardi 22 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

c'est ça...mais les testes pour le VIH se font maintenant après trois mois, et ensuite trois moi après...ce qui fait 6 mois...un an c'est le tshuntshungugna?...
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j'aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaadoooooooooooooooooore les cuisse de Grenouille....Clin d'oeil
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MessageMardi 22 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

Comme c'est rappelé dans le communiqué du SNAT, l’Etablissement Français du Sang et la plupart des instances européennes concernées appliquent déjà une contre-indication temporaire de 4 mois après la réalisation d’un tatouage ou d’un piercing. Tout passage de la barrière cutanée par des aiguilles représente un risque de transmission de virus ou de bactéries. Pour pouvoir détecter un virus, il faut que celui-ci une fois passé dans l’organisme, ait fabriqué des anticorps détectables par les tests. On sait qu’après 4 mois après une exposition au virus, s’il y a eu transmission, le test est positif.
On s'interroge donc sur l'intérêt d'allonger ce délai à 1 an... Mais je ne suis pas médecin... Roulement des yeux
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MessageVendredi 25 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

bonjour à tous,
il faudrait tout d'abord que les tatoueurs facent le ménage dans leur propre rang!
il s'y passe des choses pas très recommandables:
- faire virer le teste des gaines de sté au fer à repasser
- réutiliser une aiguille (parce que celle-ci fonctionne bien!)
- une paire de gants pour tout un act de tatouage (soucis d'éconnomie!)
- studio coiffure, piercing, tatouages, et pourquoi pas des chichi!
- poubelles d une semaine sous poste de travail
- des flacons d'encre recouverts d'une mulititude de couleurs et bien gras
- des box de travail pas nettoyés
etc... etc...etc...etc...
sans parler de ceux qui voudraient surtout pas se "snatter" en prétextant que de suivre un protocole d'hygiène serai une atteinte à leur liberté...
donc nous, tatoueurs ( ceux qui se cassent bien l'cul!), que devons-nous faire face à ces gens là?
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MessageSamedi 26 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

C'est précisément parce qu'il y a des personnes négligentes et irresponsables que les tatoueurs, dans leur majorité je pense, et le SNAT en particulier, sont demandeurs d'une réglementation.

Pour reprendre des termes qui ne sont pas de moi : Oui à une régulation, non à la stigmatisation...

Pour moi il est injuste de jeter l'opprobre sur une profession qui, malgré l'absence totale d'encadrement réglementaire, s'est largement prise en charge depuis longtemps, même s'il y a des brebis galeuses que tout le monde est d'accord pour éradiquer.
Il est injuste de vouloir imposer au tatouage des mesures dignes d'un bloc chirurgical alors qu'il ne s'agit "que" d'un acte d'effraction cutanée superficielle à risque infectieux potentiel, au même titre que la plupart des actes de soins à niveau d’asepsie intermédiaire.
Dans la récente émission sur Canal +, je trouve encore injuste d'entendre un journaliste prétendre que les professionnels sont contre une hyginénisation de leurs pratiques alors même qu'un grand nombre d'entre eux se sont formés et endettés depuis longtemps pour répondre à des exigences d'hygiène décentes...

Dans tous les secteurs d'activités il y a des professionnels qui tâchent l'image de la profession toute entière, il n'y a pas de raison pour que le tatouage fasse exception.
Je n'ai personnellement jamais rencontré de tatoueur qui passe ses gaines au fer à repasser (là je t'avoue que je n'y avais même pas pensé...) ou qui réutilise ses aiguilles, pour reprendre deux de tes exemples...
Bref, personne ici n'est contre l'idée d'un encadrement et d'un contrôle potentiel : c'est ce discours que le Ministère devrait entendre...
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MessageSamedi 26 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

il est vrai qu'il y a des brebis galeuses partout, dans tous les métiers...
il y a des mauvais boulangers, bouchers, menuisiers, et même des mauvais traders, maintenant...

maintenant, des tatoueurs qui réutilisent leurs aiguilles, j'en connais un.
mais y en a t'il tant que ça???
et il y a des tatoueurs qui ouvrent des salons avec autoclave et tout le bataclan, et qui bouzillent a tour de bras quand même...
les normes d'hygiènes ne feront pas de nous de bons tatoueurs...
mais c'est vrai que les bons, ne négligent pas leur hygiène, non plus... Clin d'oeil
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MessageSamedi 26 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

si tu savais! J' en connais au moins quatre, plus le tient ça fait cinq! et un tatoueur qui fait du bon boulot, est sensible aux nouvelles normes mais tant qu il y aura des "bip bip" (concorde) n'importe qui pourra se dire tatoueur demain! il y a aussi des "bip bip" rue des abesses qui font des tatoueurs en 15 jours! ou des " bip bip" plouar..."bip bip". Le chmilbik n'avancera pas tant qu'il y aura sur les boulevards des " BBBBBBIPPPPPPPPPPPPPP ART" et que personne ne dit rien parce que ces gens là ont des appuis. Mis appart vous dire de rentrer dans la clandestinité et d'exister proprement, de pratiquer des prestations dans une qualité certaine de travail et d'hygiène, c'est le seul combat que nous pouvons mener ! Nous ne sommes que des dessinateurs publique, au même titre que des écrivains publique!
Il faut qu'on arrête de ce la péter! L'alimentaire nous fait bouffer! Après, si on peut s'expenser, tant mieux pour ceux qui le peuvent! Mais dans tous les cas, il faut que ça reste un acte responsable sur des gens responsables! Nous aimons notre métier pour ce qu'il est, l'énergie qu'il nous importe (on pourrait nous comparer aux nouveaux impressionnistes!) c'est la déontologie qui prime et non le fric!!!
Merci à tous ceux qui oeuvre chaque jour contre vents et marrées.
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MessageDimanche 27 Janvier 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

en fait, on devrait controler les ventes de machines a tatouer et ce, dans un climat rigoureux... permettre a n'importe qui d'acheter des bécanes et de l'encre devrait être interdit!!!
c'est le seul moyen!!!
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MessageJeudi 07 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

Il faut une reglementation, sinon, c'est trop le bordel ! Mais comme dit Grenouille, pas une stigmatisation...
Vu l'ampleur que les 2 professions prennent (piercing comme tattoo) depuis 10 ans, il faut reglementer, pour eviter les derapages.
Et puis maintenant, on deale avec des virus et des bacteries plutot coriaces, alors faut pas prendre çà à la legere non plus.

Mais çà implique aussi des controles serieux pour verifier si la reglementation est appliquée, sinon, çà sert à rien.
Donc oui, on va se retrouver fliqués, mais si c'est la solution pour pouvoir exercer notre passion tranquillement, et eviter les eternels recouvrements de merdes faites dans des pseudos studios pour tres tres cher (je parle pas des debutants en appart, où là, tu sais à quoi t'attendre... normalement :) ).

Mais par contre faut pas laisser les ministeres s'en occuper tout seuls, sinon, çà va etre draconien comme mesures...

Ceci dit, çà me fait doucement sourire cette espece de sonnette d'alarme tiree par un Ministere qui n'est mme pas foutu de surveiller l'hygiene dans ses hopitaux, ni de leur donner les moyens d'etre au top, parce que franchement, parmi les medecins, hopitaux, dentistes et autres, y'a quand meme de beaux sagouins pour qui les mesures d'hygiene sont restees au niveau des cours en amphi...
Comme on dit "balayer devant sa porte.." :) ou un truc du genre...
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MessageJeudi 07 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

salut
je suis de tres pres ces histoire de réglementation car je souhaite ouvrir mon salon depuis quelques temps.
apres étude de marché demandé par ma banque ( c'est ch***) apres demande de devis partout (dans le monde) et tout et tout, maintenant j'ai un gouvernement qui va m'imposer de faire un stage dans un hosto pour apprendre les normes d'hygiènes.

Je suis en pleine démarche aupres des divers deratho de france et de navarre ( marci tel adsl) pour réussir a ressencer le nombre(approximatif) de contamination par le hiv ou autre infection par le biais d'un tatouage.
Pour l'instant, apres plus de 300 coup de tel je ne ressort AUCUN cas de sida du à un tatouage.il est vrai que la cause de la contamination reste tres difficile a déterminer mais bon,je continue mes investigations.
ceci était une parenthèse

je disait donc que je souhaitais monter mon salon mais fnalement, vu que ces divers stages et règlementtaions vont me couter encore de l'argent, je ne pense pas arriver a monter ce salon.

je dit cela car je suis sur que ces loies et autres ne vont que réussire a augmenter les tatoueurs de l'ombre qui feront une mauvaise pub a ceux de la lumière.

je ne sais si j'ai été clair dans mes propos mais c'est ce que je pense.

merci de m'avoir lu
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MessageJeudi 07 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

ben, en fait, t'es en train de nous dire que, si il y a des règles dans le métier, tu continueras a travailler au black...
il y a beaucoup de gens qui n'aiment pas les règles...
moi, ce qui m'étonne, c'est que cette démarche que tu as, vis a vis du tatouage (que tu prétends respecter, étant ta "passion"), tu ne l'as pas en vers la gynécologie, l'enseignement ou même la lutherie... serait-ce parce que ces métiers nécessitent plusieurs années d'études??? parfois plus d'une dizaine pour une spécialisation???
si tu y tiens, a ce métier, règles ou pas, tu ouvriras ton salon!
a cœur vaillant, rien d'impossible!
tu t'attendais a quoi??? qu'ouvrir un salon te couterais 500€?
que tu pourrais t'enrichir avec rien en apport? mais, même sans règles, tu dois déjà avoir un gros apport et des compétences!!! la banque, les clients te demande de prendre des risques, de mettre tes couilles sur la table!!! (désolé grenouilles pour les testicules, version populo... Confus )
tu sais, c'est facile pour personne!!!
si tu y arrive tu en seras d'autant plus fier, enfin je pense...et c'est certainement pas un stage en hôpital qui changera la donne! les tatoueurs de l'ombre sont très souvent des gens qui n'ont pas le cran de prendre les mêmes risques que ceux qui ont tout misés dans leur shop...
Quant a savoir si tu vas réussir ou pas, si tu as du talent, tu n'as absolument rien a craindre...
il y a des mauvais partout! mais ça, je l'ai déjà dit plus haut... Clin d'oeil
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MessageLundi 18 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

tout pareil que le tatouart!

quant à la question que tu posais plus haut samtattoo "Je souligne un détail qui m'interpel, les tatoueurs serais considérés comme artisants commerçants "
je vois en effet mal un tatoueur être légalement considéré comme commercant, alors qu un piercer le peut. mais en attendant une législation, bcp sont considéré comme artisants car ils rentrent en plein dans la définition légale de l artisant. (d ailleurs, pied de nez au rapport du ministère de la santé qui se moque de cela! merci d'apprendre votre droit avant de postuler au ministère...)
après tu peux aussi trouver une autre qualification tant qu il n y a pas de législation
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MessageLundi 18 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

Exclamation Un tatoueur n'est ni commerçant ni artisan !
L'artisan est un professionnel qui exerce une activité manuelle qui lui permet d'être immatriculé au répertoire des métiers, tenu par la Chambre des métiers. Or, le tatoueur n'est pas une activité reconnue par la Chambre des métiers...
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MessageMardi 19 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

et oui grenouille a raison etant donné que nous ne dépendons que de l'urssaf, nous sommes prestataires de services.

pour répondre a une mauvaise compréhension de ce que je disais, j'ai mis beaucoup de sous de coté pour investir, j'ai meme déja investi énormément et je ne pensait pas etre obligé d'investir encore. c'est tout. Si cela doit décaler mon ouverture et bien j'attendrais encore.
mais ce que je redoute c'est que nos dirigeant aillent, comme dans leurs habitudes, dans l'exces qui nous couterais tres cher et ca je ne pense pas etre le seul a le penser.
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MessageJeudi 21 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

l'état ne veut plus de tatoueur ni de pierceur...
du moins, c'est ce qu'il me semble...
exiger des tatoueur des normes plus strictes que chez certains professionnels de la santé, c'est commencer a tuer les metier dans l'oeuf...
alors, en plus, si, au passage, ils peuvent se mettre un max de pogon dans la fouille, ils ne vont pas se gener...
au fait, quelqu'un pourrait afficher la dernière legislation en vigueur en ce qui concerne le tatouage s'il vous plait???
pour en revenir au cout de l'installation, sam, ce n'est pas tant celui du gars qui ouvre qui va flamber, c'est sutout le prix du tattoo...
parceque les prix pour les monodoses stériles, quand t'as une multitudes de couleurs a mettre...
le client va buquer sec!!!
déjà maintenant, ils courrent pour trouver le moins cher, qu'on dirait que l'heure du tatouage vaut moins qu'un kilo de saucisse, mais alors là!
le tatouage au black va peter les scores!!!
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Grenouille
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MessageVendredi 22 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

Média à surveiller mardi 26 février 2008 sur M6 :
Un débat est programmé (à confirmer) dans la prochaine émission de Marc Olivier Fogiel :
Flèche "T'empêches tout le monde de dormir"
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Grenouille
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MessageMercredi 27 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

Je vais faire mon caliméro pour une fois : bien que j'ai eu quelques échos de l'émission d'hier soir sur M6, je n'ai pu la voir (faute de télé M. Green ).
Merci d'avance à ceux qui voudront bien apporter un petit retour/commentaire sur cette émission.

Sont intervenus sur le sujet : Tin-Tin, Andromak, Dr Catherine Grognard + un reportage chez Stéphane Chaudesaigues à Paris.
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MessageMercredi 27 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

Et bien, Tin tin c'est éforcé de bien parler de tout, ce qu'il a réussie a faire de justesse... et tout ça dans une ambiance conviviale et correct.
C'est presque étonnant, peut etre le tatouage est il entrain de définitivement rentré dans les moeurs...
peut etre va t il même y etre avalé et devenir juste un curieux produit de consommation courante.
Ce qui est sur, c'est que cette situation est plutot ordinaire, on dit aux gens "houuu ce n'est pas bien, le tattoo c'est fait pour les tarés " et les gens s'en défendent et défendent le tatouage... normal aujourd'hui, "tout le monde" est tatoué ! Et la trés trés grande majorité l'on fait dans un studio où ils ont bien remarqué le matériel stérile et l'usage de gants...

Ce décret va surement etre un peu ajusté, car on en parle tout de même beaucoup partout et qu'il y a des abérations...
comme le tout stérile au niveau des lingettes et des gants pour le tattoo, comme le faite de mélanger deux professions, ou activités différentes que sont le piercing et le tatouage, comme le faite d"oublier" le perçage de l'oreille chez les bijoutiers, ect...

Et bien sur la boulette de l'académie de médecine qui dresse un bilan social du body art bien rétrograde et révoltant...
bref du lourd, mais qui a pour effet de réveiller un peu les gens sur une campagne de discrimination injuste pour une profession et une population qui, elle, vit avec son temps.
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pascal
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MessageMercredi 27 Février 2008 ~ "" Répondre en citant ce message

j'ai particulierement apprecié lorsque le medecin infectiologue d'un hôpital a posé la question de savoir où étaient les "sages" de l'academie de medecine pendant ces vingt dernieres années.
Sinon l'ambiance de l'emision était correcte et pour une fois on a eu la chance qu'autant Marc Olivier Fogiel que les autres invités aient laissé parler tout le monde sans trop de coupure de paroles, du coup à peu près tout ce qui devait être dit l'a été.

En éspèrant que ça fasse bouger un peu les choses...
Malheureusement je reste quand même septique...
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