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dernière modif. : 16/03/2007 Page mise en ligne le 15/12/2002 |
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DOCUMENTS à l'USAGE des PROFESSIONNELS : [MANUEL du SNAT] Ce document (format PDF), proposé par le Syndicat National des Artistes Tatoueurs [SNAT] depuis le 27 juillet 2003, peut être utilisé comme référentiel en cas de contrôle par les autorités sanitaires, en l'absence de réglementation actuelle. Des références complémentaires peuvent être trouvées dans le document rédigé par le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France en 2000 : [Guide de recommandations du CSHPF] |
SITES WEB UTILES pour approfondir ses connaissances en hygiène et prévention des infections : HYGIENOSIA hygiène - désinfection - stérilisation (droit et pratique) ProdHyBase base de données des produits d'hygiène hospitalière NosoBase Recommandations françaises, répertoriées par le réseau NosoBase, sur l'hygiène hospitalière |
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QUELS RISQUES POUR UN TATOUAGE ? Le tatouage implique une effraction cutanée. Celle-ci constitue une porte d'entrée potentielle pour les agents infectieux, au moment de la réalisation du geste mais également durant la période de cicatrisation qui suit. Sur ce dernier point, la personne tatouée suivra les soins indiqués par le tatoueur. Une infection peut se développer à cause des micro-organismes (microbes) présents plus ou moins habituellement à la surface de la peau. Une procédure simple mais tricte, telle que celle énoncée par la Charte du SNAT (Cf. document ci-dessus), permet de réduire les risques. Les données scientifiques disponibles sur le sujet sont très rares et le risque de transmission est mal évalué pour le VHB (hépatite B), le VHC (hépatite C), encore moins pour le VIH. La possibilité d’une contamination par le VHB et le VHC est tout de même solidement établie. La possibilité de transmission du VIH semble très peu probable (fragilité du virus à l'air libre). Des infections dues à d’autres micro-organismes peuvent plus rarement survenir comme les virus herpès ou le papillomavirus (responsable des verrues). Des réactions allergiques (notamment aux pigments de tatouage) et des cicatrisations pathologiques sont possibles sur des personnes prédisposées. Le tatoueur s'expose lui aussi à un risque lors de blessures accidentelles avec un instrument piquant ou tranchant : On parle alors d'accident d'exposition au sang (AES). C'est d'ailleurs pourquoi la vaccination contre l’hépatite B est recommandée pour les tatoueurs. CONTRE-INDICATIONS Certains problèmes médicaux contre-indiquent la pratique du tatouage (prévention des infections, impossibilité de tatouer, cicatrisation difficile...). Le tatouage est fortement déconseillé, voire proscrit, aux personnes atteintes de : - hémophilie - sida, hépatite B ou C - diabète (insulino-dépendants) - eczéma - épilepsie - allergie aux produits utilisés (encres, pigments...) - cicatrices chéloïdes Tout traitement médicamenteux est à signaler au tatoueur. Le tatouage est également déconseillé aux femmes enceintes, qui présentent des différences de poids pouvant avoir des conséquences sur l'aspect du motif (peau distendue notamment). Par ailleurs, leur état fragilise leur organisme pour une séance et pour une bonne cicatrisation. Mieux vaut garder son énergie pour le bébé ! Enfin, on pourra dissuader les adolescents, dont la croissance n'est pas achevée, de se faire tatouer. A noter que la plupart des professionnels exigent une autorisation parentale, voire la présence de l'un des parents, pour tatouer un mineur. Certains refusent de tatouer les personnes mineures. DON DU SANG “En France et en Europe, une contre-indication temporaire de 4 mois est appliquée après la réalisation d'un tatouage ou d'un piercing . Tout passage de la barrière cutanée par des aiguilles ou par des objets tranchants représente un risque de transmission de virus ou de bactéries, ce risque est d'autant plus important que les instruments utilisés servent pour plusieurs personnes. Si l'on n'est pas absolument certain des conditions de stérilisation des aiguilles et des instruments utilisés, on peut considérer qu'il s'agit d'une situation à risque élevé de contracter un virus tel que le virus de l'hépatite C. Pour pouvoir détecter le virus, il faut que celui-ci une fois passé dans l'organisme, ait fabriqué des anticorps détectables par les tests. Nous savons que quatre mois après l'exposition au virus, s'il y a eu transmission, le test est positif.” [Source : EFS] Sources et documents : > Guide de recommandations du CSHPF (2000) > "Tatouage et piercing : toujours des lacunes préoccupantes" - Le Quotidien du Médecin n°7054 du 29/01/2002 > Charte d'Hygiène du SNAT (2003) > Ministère de la Santé > Hépatites Info Service et Sida Info Service |
QUELS SONT LES PRINCIPES DE BASE À RESPECTER ? Le risque majeur à retenir est le principe de la contamination croisée, qui peut provenir d'un client précédent, des surfaces de travail où le matériel utilisé est en contact pendant le tatouage, ou des mains du tatoueur. Le tatoueur doit donc au minimum : - procéder à un lavage antiseptique de ses mains - préparer l'asepsie de la peau qui va être tatouée - nettoyer et désinfecter l'environnement de travail - stériliser tout le matériel stérilisable - utiliser du matériel à usage unique (notamment gants et aiguilles) - suivre la règle du "no touch" La règle du "no touch" consiste pour le tatoueur à ne rien toucher qui ne soit "protégé" ou à usage unique pendant qu'il tatoue. La "protection" des accessoires et de l'espace de travail (décrite en détail dans le Manuel du SNAT ci-dessus) se fait par l'application d'un film plastique notamment sur : - le plan de travail, - l'éclairage (susceptible d'être touché pendant le tatouage), - le vaporisateur contenant la solution antiseptique - l'alimentation du dermographe - et tout ce qui devra être touché par le tatoueur. Les gants à usage unique doivent être changés dès que le tatoueur touche tout objet "non protégé" (ex : le téléphone). STÉRILISATION : en bref La stérilisation est une opération qui consiste à empêcher la reproduction des micro-organismes présents sur les différents matériels. La stérilité n'est jamais totale, dans la mesure où l'environnement n'est pas stérile, mais permet d'obtenir une protection optimale dans le cadre d'une séance de tatouage. Un objet ne peut être correctement stérilisé que s'il est préalablement nettoyé, manipulé, conditionné, stocké et utilisé selon un protocole strict. Autrement dit, la présence d'un autoclave (stérilisateur) ne garantit en rien l'hygiène du tatoueur si celui-ci ne l'utilise pas correctement et/ou ne suit pas les règles d'asepsie énoncées ci-dessus. En outre, seul un stérilisateur validé, correctement entretenu et faisant l'objet d'une maintenance régulière, permet de garantir le résultat de la stérilisation. HYGIÈNE et CONVENTIONS de TATOUAGE De même que dans les studios, et toujours en l'absence de réglementation, des règles simples mais strictes peuvent être suivies pour que les tatouages soient effectués dans de bonnes conditions d'hygiène. La plupart des organisateurs de conventions ont pris différentes mesures depuis quelques années, notamment : - interdiction de fumer dans l'espace où les tatoueurs travaillent - mise à disposition d'un espace de stérilisation - mise à disposition du matériel nécessaire - gestion des déchets produits adpatée En France comme dans d'autres pays, des projets plus ou moins informels prévoient par exemple "d'enfermer" les tatoueurs et leurs clients dans des stands vitrés : Certaines conventions européennes, comme celle de Barcelone (Espagne) par exemple, ont d'ores-et-déjà appliqué ce principe. Des RÈGLES OFFICIELLES ? L'hygiène est un sujet auquel les tatoueurs sont particulièrement attentifs depuis plus de quinze ans. La très grande majorité d'entre eux ont pris l'initiative de se former aux questions de l'hygiène et d'adapter au mieux leurs pratiques à ces contraintes. La plupart se sont d'ailleurs endettés pour s'équiper notamment d'un autoclave B, matériel coûteux mais qui permet de répondre aux nécessités de stérilisation inhérentes aux actes qu'ils pratiquent. Malgré ces précautions, ils sont unanimes sur la nécessité de gardes-fous pour la profession. Le Manuel d'Hygiène proposé par le SNAT depuis juillet 2003 est non seulement un document que tous ses adhérents s'engagent à respecter, mais c'est aussi une charte utilisée par de nombreux tatoueurs qui n'ont pas fait le choix personnel d'adhérer à une association professionnelle. Certaines autorités de contrôle, telles que des services départementaux de la Répression des Fraudes, ont même déclaré utiliser cette Charte comme référentiel lors de leurs contrôles auprès des tatoueurs, à défaut de réglementation actuelle. L'autorégulation des tatoueurs est donc reconnue sur le terrain : Ils sont demandeurs de règles communes à la profession sur ce sujet, et souhaitent en toute logique être associés à l'élaboration de ces règles. Ils sont par ailleurs inquiets des conséquences que pourrait avoir l'application d'une réglementation inadaptée : Suite aux frais occasionnés par la mise aux normes des studios, la plupart d'entre n'auront d'autre choix que d'abandonner leur activité. Soit ils se reconvertiront, soit ils retourneront à la clandestinité. Sous prétexte de sécurité sanitaire, ces règles inapplicables auraient pour effet de faire réapparaître un tatouage prohibé sans aucun contrôle possible des conditions d'hygiène, sans aucune possibilité de suivi et de recours pour les clients... Des projets de réglementation sont à l'étude au Ministère de la Santé français... depuis déjà plusieurs années. Les tatoueurs, par le biais du SNAT notamment (Voir la rubrique "associations"), tentent d'être associés à ces projets... La Belgique et la Suisse notamment se sont vues dotés d'une législation en 2005 mais le contenu et les modalités d'applcation des textes semblent encore bien flou pour les professionnels concernés. Voir à ce sujet l'espace "Actu" du forum. |
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