Dans un courrier du 27 novembre 1987, Le Conseil de Paris appelle l'attention du Ministre délégué à la Santé sur la possibilité de transmission du
SIDA dans les actes de tatouage, et la nécessité d'établir une réglementation sur l'hygiène et la stérilisation des outils des tatoueurs.
Cette tentative est alors restée "stérile"...
Ci-contre le texte du courrier du Conseil de Paris, d'après une copie parue dans Tatouage Magazine [*]. |
“CONSEIL DE PARIS
GUY LONGUEVILLE
Conseiller délégué auprès du Maire
Chargé des questions relatives aux droits de l'homme A Paris
N/REF : GL-AA 8905
Paris, le 27 novembre 1987
Madame Michèle BARZACH
Ministre délégué auprès
du Ministre des Affaires
Sociales et de l'Emploi
Madame Le Ministre,
Je connais avec quelle ténacité vous essayez de protéger les malades aussi bien que vous souhaiter contrôler, réduire l'expansion de cette terrible
maladie qu'est le SIDA.
Je viens d'être [interpellé] par certainement le tatoueur le plus talentueux et le plus responsable de Paris, au sujet de la règlementation qui
concerne sa profession, il semblerait qu'un règlement peu strict soit appliqué en ce qui concerne l'hygiène et la stérilisation des outils utilisés
pour leur art.
Puis-je me permettre d'appeller votre attention sur cette possibilité de transmission qu'il faut à tout prix ne pas voir se déclarer.
Je suis certain que vos services seront [vigilants] à présenter le plus rapidement possible un règlement définitif et complet autre que celui qui
est réservé aux coiffeurs, aux fins que cette profession ne s'expose pas à sa disparition et que tous [ses] membres sachent à quoi ils sont tenus
de se soumettre avant de pratiquer.
En vous remerciant par avance, je vous prie d'agréer, Madame Le Ministre, l'assurance de ma considération et de mes sentiments dévoués.
Guy LONGUEVILLE ”
Source :
"T'as tous les droits ? Tatoue les droits !" - Tatouage Magazine H.S. n°1 - 1997 |