Le texte ci-contre est un communiqué de presse émis par le Secrétariat d'Etat à la santé et aux handicapés (Ministère de l'emploi et de la
solidarité).
Le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique a quant à lui rendu son avis le 15 septembre 2000. |
“Paris, le 18 août 2000
COMMUNIQUE DE PRESSE
Dominique Gillot tient à rappeler la vigilance du Secrétariat d'Etat à la Santé et aux Handicapés quant aux risques sanitaires liés aux pratiques
de percing et de tatouage.
Le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France (CSHPF) saisi sur ce sujet en 1999, a rendu un avis préliminaire le 30 juin dernier. Le Conseil
Supérieur d'Hygiène Publique de France considère que le rôle de ces pratiques dans la transmission de virus demeure difficile à déterminer et à
quantifier, même si elle est possible dès qu'il y a effraction cutanée. De plus, il recommande aux personnes réalisant ces actes ou s'y soumettant
de veiller à la mise en oeuvre des précautions standard de désinfection et de stérilisation ainsi que l'utilisation de matériel à usage
unique.
Enfin, le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France recommande la vaccination hépatite B chez les personnes pratiquant ces
actes.
Un certain nombre de mesures sont déjà mises en oeuvre :
> information spécifique sur les risques liés au percing et au tatouage dans le cadre de la campagne nationale d'information pour renforcer
la prévention et le dépistage de l'infection par le virus de l'hépatite C,
> mise en place d'un groupe de travail interministériel pour envisager les conditions de l'encadrement de l'activité de ces
professionnels.
Ces actions seront complétées par l'élaboration, avec les professionnels de santé et les tatoueurs de recommandations portant sur les pratiques
de tatouage et de percing et la saisine de l'Institut de Veille Sanitaire sur la faisabilité d'une étude épidémiologique permettant de
déterminer avec précision les risques infectieux, en particulier viraux, dus à ces pratiques.
La Secrétaire d'Etat à la Santé et aux Handicapés, tient à rappeller l'importance, dans tous les cas, des règles d'hygiène et de stérilisation
standard.” |