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| plan national hépatites. 2002 |
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En février 2002, le Ministère de la Santé lance un Plan national de lutte contre les Hépatites virales B et C, qui prévoit notamment la
prévention de la transmission de ces virus lors d'actes de modifications corporelles. Le texte ci-contre est extrait du Dossier de presse ministériel. |
“Contexte : Les pratiques de perçage, de tatouage et de dermographie représentent une activité en pleine expansion (plus de 100 000 actes par an). Il s'agit d'actes avec effraction cutanée qui peut être sanglante ou exposer aux risques de transmission d'agents viraux par les liquides biologiques (lors du perçage dans la cavité buccale, le nez). La transmission virale (VHB, VHC, VIH) est peu documentée, mais le risque lors de ces actes est le même que celui lié aux pratiques de soins. [...] Les matériels [...] et les produits [...] utilisés ne sont pas soumis à la réglementation sur les dispositifs médicaux. Objectif : Réduire les risques de contamination chez les personnes se soumettant à ces actes et chez celles les pratiquant. Actions réalisées ou en cours : - sensibilisation des professionnels : diffusion en janvier 2001, de plaquettes en direction des perceurs et des tatoueurs, des esthéticiennes, des bijoutiers [contenu de la plaquette] - informations des publics adeptes du perçage et du tatouage en 2001 : spots radios, messages sur les sites internet, messages dans la presse affinitaire [1] - transcription des recommandations de bonnes pratiques à l'attention des personnes qui pratiquent ces actes, adoptées par la section des maladies transmissibles du CSHPF en guide de bonnes pratiques [2] - définition du protocole d'une étude multicentrique sur le profil des usagers et les complications du perçage Actions 2002-2003 : - Diffusion du guide de bonnes pratiques auprès des personnes effectuant ces actes (juin 2002) [2] - Concertations avec les professionnels : mise en place de groupes de travail avec les bijoutiers pour l'élaboration de normes concernant le matériel et les produits spécifiques au perçage du lobe de l'oreille, et avec les esthéticiennes sur la pratique du maquillage permanent (applications des bonnes pratiques, formation des professionnels etc...) - Elaboration de mesures réglementaires opposables aux personnes effectuant ces actes sur la base du guide de bonnes pratiques et comportant l'obligation d'information des usagers sur les risques encourus - Réalisation de l'étude multicentrique sur le profil des usagers et les complications du perçage : début de l'étude en février 2002. - Nouvelle campagne d'information auprès du public concerné sur les risques et les mesures de prévention Partenaires DGS, CFES, CNAMTS, DGCCRF, secrétariat d'Etat aux PME, au commerce et à l'artisanat, représentants de professionnels, associations : ARVIH... [*] Coûts : - édition et diffusion du guide : 120 000 Euros (engagés en 2001) [2] - campagne de communication : 396 000 Euros - étude multicentrique : 100 000 Euros (engagés en 2001)” |
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[1] L'un des dépliants diffusés notamment dans la presse spécialisée est consultable au format PDF. [2] Le guide en question n'a pas été mis à la disposition des professionnels à ce jour. Il est cependant consultable sur ce site (extraits). [*] DGS : Direction Générale de la Santé CFES : Comité Français d'Education pour la Santé, renommé INPES (Institut National de Prévention et d'Education pour la Santé) CNAMTS : Caisse Nationale de l'Assurance Maladie des Travailleurs Salariés DGCCRF : Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes Secrétariat d'Etat aux PME, au commerce et à l'artisanat ARVIH : Association de Recherche sur les Virus de l'Immunodéficience Humaine Source : Ministère de la santé |
Page modifiée le 23/12/2008 (mise en ligne le 15/12/2002)
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