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| Tatouage et cadre sanitaire : les élus interrogent le Gouvernement |
![]() Le Gouvernement français est interrogé depuis de nombreuses années sur les questions liées à l'encadrement et à la prévention sanitaires dans la pratique du tatouage comme le montrent notamment les "Questions" ci-contre, émises à l'Assemblée nationale ou au Sénat. Sous le terme questions, on regroupe un ensemble de procédures offertes aux députés et aux sénateurs pour assurer leur contrôle et leur information sur l'activité du Gouvernement et de l'administration ou pour obtenir des renseignements de toute nature : questions orales, questions au Gouvernement, questions écrites. Les textes reproduits ci-contre sont classés par ordre chronologique inverse. Les derniers textes ajoutés sur cette page sont signalés en rouge. Voir aussi : Un statut pour les tatoueurs : les élus interrogent le Gouvernement |
QUESTIONS de la 13ème LÉGISLATURE
Q. - “M. Laurent Hénart [UMP - Meurthe-et-Moselle] attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur la pratique du tatouage et perçage corporels. Eu égard au risque de complications infectieuses et allergiques que peuvent comporter les pratiques de perçage ou de tatouage, le décret n° 2008-149 du 19 février 2008 [8], paru au Journal officiel du 20 février 2008, est venu fixer les conditions d'hygiène et de salubrité relatives aux pratiques du tatouage et du perçage. Ce décret oblige ainsi les professionnels du tatouage et du perçage à se faire connaître en déclarant leur activité auprès du préfet du département du lieu d'exercice. Une formation aux conditions d'hygiène et de salubrité, dispensée par un organisme habilité est également imposée. La réglementation prévoit en outre que les activités de tatouage et perçage respectent les règles générales d'hygiène et de sécurité et en particulier l'utilisation de matériel stérile à usage unique ou stérilisé avant chaque utilisation. Les tatoueurs-perceurs doivent disposer, dans le local où ils exercent, d'une salle réservée à la réalisation des techniques de tatouage-perçage. Il fixe également les exigences en matière d'information et de recueil du consentement des clients en obligeant les professionnels du tatouage et du perçage à informer l'ensemble de leurs clients des risques auxquels ils s'exposent et des précautions à respecter après la réalisation de ces techniques (nouvel article R. 1311-12 du code de la santé publique). S'agissant des produits de tatouage déjà définis par la loi à l'article L. 513-10-1 du code de la santé publique, le décret n° 2008-210 du 3 mars 2008 [9], publié au Journal officiel du 5 mars 2008, fixe les règles de fabrication, de conditionnement et d'importation des produits de tatouage et institue un système national de vigilance sur ces produits. Malgré ces dispositions, les prestations proposées ne respecteraient pas toujours aujourd'hui les règles d'hygiène et de salubrité édictées. Certains professionnels n'investissent pas et lorsqu'ils s'y engagent, ils ne peuvent faire face à la concurrence grandissante pratiquant des prix défiant toute concurrence. Dès lors, il lui demande les intentions du Gouvernement pour que la réglementation soit effectivement appliquée et que les conditions d'hygiène et de salubrité soient respectées.”
Q. - “M. Jean-Pierre Kucheida [SOC - Pas-de-Calais] attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur la pratique de l'analgésie par voie péridurale. Cette anesthésie, opérée notamment en situation obstétricale, permet à la future maman d'aborder l'accouchement sans douleur et avec sérénité. Les élèves infirmières qui se spécialisent en puériculture sont alertées par les médecins-anesthésistes sur les risques éventuels à pratiquer une péridurale lorsque la future maman présente un tatouage lombaire. Aussi rare soit-elle, la possibilité que la ponction en zone tatouée puisse entraîner un dépôt de pigments colorés dans les espaces périmédullaires et générer des complications neurologiques théoriques tardives est présentée aux élèves infirmières. Il arrive également que certains médecins-anesthésistes refusent de pratiquer la péridurale au nom du principe de précaution, ce que l'on peut parfaitement comprendre. Les tatouages lombaires ont un succès grandissant chez les jeunes filles. Il n'est sans doute pas faux d'avancer le fait que l'information quant à la pratique de l'analgésie par voie péridurale ne leur est pas transmise chez le tatoueur. À un âge où l'on ne projette pas la construction d'une famille, il serait néanmoins intéressant de faire circuler ce message, s'il est effectivement avéré que les refus des anesthésistes se multiplient. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer dans quelle proportion les anesthésistes seraient amenés à exprimer leur réticence à pratiquer la péridurale, de favoriser l'information des jeunes filles et de définir l'importance du risque de façon à ce que médecins et futures mamans puissent continuer à envisager l'accouchement sans inquiétude.”
Q. - “M. Dominique Tian [UMP - Bouches-du-Rhône) demande à Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports si elle entend
donner suite à la recommandation émise par l'Académie nationale de médecine [7] d'étendre à un an la période d'interdiction du don du sang suivant
un piercing ou un tatouage.”
Q. - “M. Dominique Tian [UMP - Bouches-du-Rhône) demande à Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports les raisons pour
lesquelles le décret sur le tatouage par effraction cutanée et perçage issu de la loi de santé publique d'août 2004, approuvé par le Conseil d'État
dans sa séance du 24 juillet 2007 n'est, à ce jour, toujours pas publié au Journal officiel.”
Q. - “M. Marc Le Fur [UMP - Seine-Maritime] attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports sur
l'encadrement juridique des instituts pratiquant le tatouage et le perçage corporels. Un nombre croissant d'adolescents et de jeunes adultes ont
recours à des pratiques de modifications corporelles, dans des conditions sanitaires peu satisfaisantes. Ces jeunes risquent par conséquent de
développer des pathologies graves, telles que l'hépatite B, l'hépatite C, l'herpès, voire le HIV. Il lui demande, au regard du développement
croissant et anarchique des instituts de tatouage et de perçage corporels de lui indiquer les mesures que compte prendre le Gouvernement pour
encadrer juridiquement ces pratiques et fixer des règles d'hygiène et de sécurité claires et précises.”
Q. - “M. Alfred Trassy-Paillogues [UMP - Seine-Maritime] rappelle à Mme la ministre de la santé, de la jeunesse et des sports
l'urgence à ce qu'une réglementation soit rapidement adoptée pour la pratique du tatouage et du perçage corporels. Dans une réponse ministérielle
publiée au Journal officiel du 3 avril 2007, il était indiqué que la direction générale de la santé avait élaboré des règles fixant les conditions
d'hygiène et de sécurité à respecter par les personnes réalisant les actes techniques. Le projet devait être adressé, après la fin du délai de
notification européenne, au Conseil d'État pour une publication prévue vers la fin du 2e trimestre 2007. Compte tenu des risques de santé graves
(hépatites B ou C, sida, herpès, infections diverses) encourues par les jeunes et adolescents qui ont principalement recours à ces pratiques, il
lui demande de bien vouloir lui préciser la date d'entrée en vigueur de cette réglementation.” QUESTIONS de la 12ème LÉGISLATURE
Q. - “Mme Valérie Pecresse [UMP - Yvelines] attire l'attention de M. le ministre de la santé et des
solidarités sur les risques de santé liés aux tatouages et aux piercings, pratiques qui se répandent chez les adolescents et jeunes et qui peuvent
présenter des risques de contaminations de maladies telles que l'hépatite B et C, le sida, l'herpès ou des infections diverses. Elle souhaiterait
donc être informée des dispositions que le Gouvernement pourrait envisager pour prévenir de tels risques de santé publique, sachant que la
protection sanitaire de la jeunesse est une orientation défendue avec force par le Gouvernement.”
Q.- “M. Jean Charroppin [UMP - Jura] attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités
sur la pratique de tatouages, piercing et autres modifications corporelles. En effet, on constate des complications médicales dues aux pratiques
employées, pouvant aller jusqu'à entraîner la mort. Il souhaiterait savoir si des mesures de prévention et d'éducation sanitaires vont être prises
afin de diminuer ces risques.”
Q. - “M. Bernard Accoyer [UMP - Haute-Savoie] attire l'attention de M. le ministre de la santé et des
solidarités sur le recours, de plus en plus fréquent, aux pratiques de piercing, tatouages et autres modifications corporelles. Des complications
dues à ces pratiques sont malheureusement connues, et quelques décès sont à déplorer. Le "Guide des bonnes pratiques du piercing", rédigé par un
groupe d'étude et de recherche et publié par l'AP-HP en 2001, avait permis de faire un premier pas dans le sens de la prise de conscience des
risques de ces comportements et de la prévention des complications. Il ressort néanmoins de l'actualité récente que toutes les précautions ne sont
pas prises systématiquement et que des infections sont encore transmises aux clients de certains professionnels. Il souhaite savoir si des mesures
de prévention et d'éducation sanitaires vont être prises prochainement pour diminuer ces risques.”
Q. - “M. Philippe-Armand Martin ([UMP -] Marne) appelle l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur le fait que
la question écrite n° 63918 du 26 avril 2005 relative à la mise en oeuvre d'une réglementation de la pratique des tatouages par effraction cutanée
et du perçage n'a toujours pas obtenu de réponse. Il s'étonne tout particulièrement de ce retard et il souhaiterait obtenir les éléments de réponse
attachés à celle-ci.”
Q. - “M. Gabriel Biancheri [UMP - Drôme] attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur la mise en oeuvre
d'une réglementation de la pratique du tatouage. En effet, les tatoueurs revendiquent un statut et des règles communes depuis plus de quinze
ans. Dans la continuité de cette démarche, un groupe de tatoueurs français, reconnus pour leurs qualités artistiques et leur respect de la santé de
leurs clients, a décidé de se fédérer en mai 2003, en créant le Syndicat national des artistes tatoueurs [3]. Les tatoueurs français ont
toujours montré leur volonté de participer, en collaboration avec les ministères concernés, à la définition de textes réglementaires destinés à
encadrer leur pratique. Devant l'élaboration d'une réglementation par le ministère de la santé, qui souhaite leur imposer des règles d'hygiènes
très strictes, les artistes tatoueurs sont inquiets des conséquences que de telles normes pourraient avoir comme conséquence de faire réapparaître
un tatouage prohibé sans aucun contrôle possible des conditions d'hygiène, et sans aucune possibilité de suivi et de recours pour les clients.
En conséquence, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet.
Q. - “M. Jean-Pierre Blazy [SOC - Val-d'Oise] sollicite l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur la
redéfinition en cours des règles d'exercice de la profession de tatoueur. Il est certes indispensable d'améliorer la qualité sanitaire des encres
et des procédés, cependant toute redéfinition devrait comporter une phase de concertation avec les tatoueurs. Le syndicat national des artistes
tatoueurs [3] regrette ainsi de ne pas être associé ni même consulté à propos de la réforme en cours. Il semblerait que les nouvelles règles
à l'étude bouleversent profondément l'exercice du métier de tatoueur. Les nouvelles contraintes qui devraient être édictées auront un coût
financier élevé pour les tatoueurs, ce qui pourrait déboucher sur la fermeture de nombreuses boutiques et pourrait favoriser la résurgence d'une
pratique clandestine du tatouage avec tous les risques sanitaires que cela comporte. En conséquence, il lui demande de procéder à une large
consultation de la profession avant toute décision afin que les nouvelles règles soient les plus adaptées possibles.
Q. - “M. Philippe Vitel [UMP - Var] appelle l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur la mise en oeuvre d'une
réglementation de la pratique du tatouage. En effet, les tatoueurs revendiquent un statut et des règles communes depuis plus de 15 ans. Dans la
continuité de cette démarche, un groupe de tatoueurs français, reconnus pour leurs qualités artistiques et leur respect de la santé de leurs
clients, a décidé de se fédérer en mai 2003, en créant le Syndicat national des artistes tatoueurs [3]. Les tatoueurs français ont toujours
montré leur volonté de participer, en collaboration avec les ministères concernés, à la définition de textes réglementaires destinés à encadrer
leur pratique. Devant l'élaboration d'une réglementation par le ministère de la santé, qui souhaite leur imposer des règles d'hygiènes très
strictes, les artistes tatoueurs sont inquiets des conséquences que de telles normes pourraient avoir comme de faire réapparaître un tatouage
prohibé sans aucun contrôle possible des conditions d'hygiène, et sans aucune possibilité de suivi et de recours pour les clients. En
conséquence, il souhaiterait connaître les intentions du Gouvernement sur ce sujet.”
Q. - “Mme Françoise Férat [Marne - UC-UDF] souhaite appeler l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur la
formation des tatoueurs-perceurs. Comme en atteste sa réponse à une question écrite parue au Journal officiel le 9 novembre 2004, un projet
d'acte réglementaire doit préciser le cadre inhérent à cette profession. Aucune disposition n'ayant été publiée à ce jour, elle lui demande donc de
bien vouloir lui préciser le calendrier de mise en oeuvre de cette réglementation.”
Q. - “M. Philippe-Armand Martin [UMP - Marne] appelle l'attention de M. le ministre des solidarités, de la santé et de la famille sur
la mise en oeuvre d'une réglementation de la pratique du tatouage par effraction
cutanée et du perçage. En effet, une telle réglementation répondrait à la demande de nombreux tatoueurs et
pierceurs qui s'imposent un strict respect des conditions d'hygiène et de sécurité pour la pratique de tels actes.
Dans une réponse à une question écrite (n° 38628), il apparaissait qu'une réglementation était en cours
d'élaboration. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer les mesures qui ont été adoptées pour
répondre à l'attente des professionnels concernés.”
Q. - “M. Raoult Éric [UMP - Seine-Saint-Denis] attire l'attention de M. le ministre des solidarités, de la santé et de la famille sur
les graves risques d'infection qu'entraînent les différentes formes de piercings [et le tatouage ?] chez les jeunes. Cette mode très répandue parmi
la jeunesse de notre pays peut entraîner de graves problèmes de santé, pouvant aller de la très forte fièvre à l'hépatite C. Il paraît donc urgent
et indispensable de mener des campagnes d'information et de dissuasion de cette pratique, en attendant de la proscrire [?!]. Il lui demande
de lui indiquer ses intentions en ce domaine.”
Q. - “M. Simon Renucci [SOC - Corse-du-sud] souhaite attirer l'attention de M. le ministre de la santé et de la protection sociale sur
la réglementation de la fabrication des produits de tatouage [5]. L'apparition d'une encre de tatouage toxique [6] susceptible de
mettre en danger la santé des clients inquiète l'ensemble du corps médical ainsi que les professionnels du tatouage. Cependant, dès 2002, les
médecins inspecteurs attiraient l'attention sur les risques encourus dus au manque de stérilisation nécessaire et à l'utilisation de plus en plus
fréquente d'encres de provenance et de composition inconnues. C'est pourquoi il lui demande si le Gouvernement entend prendre des mesures destinées
à protéger à la fois les clients et la profession elle-même.”
Q. - “Mme Bérengère Poletti [UMP - Ardennes] attire l'attention de M. le ministre de la santé et de la protection sociale sur les
modifications corporelles pratiquées de plus en plus fréquemment, et d'une manière de plus en plus extrême, dans notre société où elles ne sont pas
de coutume. Ces pratiques consistent en général en des tatouages, scarifications (incisions plus ou moins profondes), splitting (séparer, se
pratique sur la langue et consiste à la couper en deux), pose d'implants sous-cutanés... Ces dites pratiques sont soumises à des textes
réglementaires interdisant notamment l'automutilation. Cependant une tolérance s'applique mais on constate surtout un manque d'encadrement de ces
praticiens qui devraient suivre une formation, et des contrôles de stérilisation du matériel. En effet, les risques ne sont pas négligeables
puisque les amateurs de ces pratiques peuvent contracter facilement des maladies telles que, l'hépatite A, B ou C, le sida, les staphylococcies, et
bien d'autres infections. C'est pourquoi elle lui demande quelles mesures compte prendre le Gouvernement afin de faire appliquer les textes
existants et surtout d'encadrer plus spécialement les praticiens de ces modifications corporelles.”
Q. - “Mme Martine Aurillac [UMP - Paris] appelle l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur
et de la recherche sur la pratique du tatouage et du "piercing". Actuellement, ce type de pratiques est peu ou pas encadré et peut être pratiqué
dans de très mauvaises conditions. Aussi, à l'instar de ce qui existe en Grande-Bretagne et en Allemagne, elle lui demande s'il entend mettre en
place une formation à ces métiers afin de répondre aux exigences de santé publique.”
Q. - “M. Francis Falala [UMP - Marne] attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de
la recherche à propos d'une revendication de représentants de sociétés de tatouage et de piercing, à savoir la mise en place de centres de
formation à ces métiers. Pourtant assujetties à la taxe d'apprentissage, ces sociétés ne bénéficient pas de telles structures, existantes dans
d'autres pays comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne. Du fait des enjeux en termes de santé publique, il souhaite qu'il lui indique sa position sur ce
point et ses intentions.”
Q. - “M. Francis Falala [UMP - Marne] attire l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de
la recherche à propos de la formation des praticiens du tatouage et du piercing. Alors qu'aucun centre de formation de ces métiers n'existe
en France, en dépit de leur caractère sensible en terme de santé publique, les acteurs désireux d'acquérir un savoir-faire reconnu et professionnel
doivent se rendre à l'étranger, comme en Allemagne ou au Royaume-Uni. Pour autant, ces formations ne sont prises en charge par aucun organisme, pas
même l'ANPE. Aussi, souhaite-t-il qu'il lui indique ses intentions à ce sujet, afin de favoriser des pratiques saines de ces métiers.”
Q. - “M. Francis Falala [UMP - Marne] attire l'attention de M. le ministre de la santé et de la protection sociale à propos de
la lutte contre les mauvaises pratiques des métiers du tatouage et du piercing. En effet, alors que les enjeux de santé publique sont
sensibles dans ce secteur, la formation ne semble pas aussi assurée en France que dans d'autres pays comme l'Allemagne ou le Royaume-Uni, où des
centres de formation ont été mises en place. Aussi, il souhaite qu'il lui précise les projets en cours ou à venir, à même d'assurer des pratiques
irréprochables dans ces métiers.”
Q. - “M. Philippe Armand Martin [UMP - Marne] appelle l'attention de M. le ministre de la santé et de la protection sociale sur
la création d'un centre de formation professionnelle destiné à l'exercice du tatouage et du piercing. En effet, il se révèle que des
tatouages et piercing sont pratiqués en dépit de toutes conditions d'hygiène et de sécurité pour les clients. Dès lors, de nombreux accidents ont
été constatés et portent le discrédit sur l'ensemble des personnes réalisant ces prestations. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui
préciser les intentions du Gouvernement quant à la création d'un centre de formation professionnelle pour l'exercice des professions précitées et
ce afin que les structures existantes puissent disposer de personnel qualifié.”
Q. - “M. Jean-Claude Decagny [UMP - Nord] souhaite attirer l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes
handicapées sur les dangers que représente chez les adolescents la pratique du piercing. Face aux risques d'infection, et au manque d'hygiène, il
apparaît qu'une infection locale se développe dans 10 à 15 % des cas et que les chances de contracter des maladies graves comme une hépatite sont
réelles. Aussi se permet-il de lui demander s'il envisage de réglementer la pratique des piercings et tatouages en France, dans la mesure où
le nombre d'actes pratiqués en France augmente chaque année et dépasserait le chiffre de 100 000.”
Q. - “M. Jean-Marc Roubaud [UMP - Gard] appelle l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées
sur la question des encres utilisées par les adeptes du tatouage. Il apparaît que les tatoueurs utilisent des produits chimiques toxiques,
comme les peintures de voitures ou encres pour stylos qui sont des pigments industriels détournés de leur usage initial. Si la loi oblige les
tatoueurs professionnels agréés utiliser des gants stériles et des aiguilles à usage unique, aucune réglementation ne concerne les encres qui
peuvent être souillées. En conséquence, il lui demande si le Gouvernement envisage de renforcer la protection de consommateurs en légiférant sur le
contrôle de la qualité des encres utilisées par les tatoueurs professionnels agréés.”
Q. - “M. Éric Raoult [UMP - Seine-Saint-Denis] attire l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes
handicapées sur la sécurisation sanitaire de la pratique du tatouage. En effet, l'actualité d'une modification de la réglementation
européenne [4] en ce domaine vient de rappeler les risques notables que fait peser le tatouage sur les personnes qui en sont adeptes ou
utilisateurs. Ces risques sont importants, entre autres quant aux problèmes d'infection ou de développement de graves maladies, notamment
dermatologiques. Il serait donc nécessaire de multiplier les actions d'information pour prévenir, notamment chez les jeunes, cette pratique du
tatouage qui peut s'avérer très dangereuse. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer s'il compte répondre favorablement à cette
proposition.”
Q. - “Mme Chantal Robin-Rodrigo [PS - Hautes-Pyrénées] appelle l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des
personnes handicapées sur l'encadrement sanitaire des activités de tatouage et de piercing. En effet, les médias se sont fait dernièrement
l'écho du manque d'encadrement et de moralisation de ces professions. Les encres et divers autres produits utilisés par les tatoueurs ne seraient
pas homologués et exempts de risques pour la santé (intoxications et fortes allergies). Par ailleurs, parmi les professionnels du tatouage et du
piercing, un nombre non négligeable d'entre eux n'utiliseraient toujours pas systématiquement du matériel stérile avant chaque intervention. La
situation sanitaire serait inquiétante, et donc propice à l'expansion du VIH, de l'hépatite B et C, etc. Elle lui demande donc de lui indiquer son
sentiment et ses intentions au sujet de ce dossier.”
Q. - “M. Pierre Lang [UMP - Moselle] attire l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées sur
les risques sanitaires liés aux tatouages et piercings. La mode des tatouages et piercings est de plus en plus répandue, notamment auprès
des jeunes. Pourtant, lorsque les précautions sont insuffisantes, ces pratiques provoquent des infections virales graves, comme l'hépatite et le
VIH ; des infections bactériennes et mycoses ; des réactions allergiques ; des lésions malignes, comme le mélanome ; voire même la lèpre et
d'autres maladies contagieuses. Ces résultats sont issus d'une recherche menée au niveau européen, qui met en évidence les effets nocifs des
substances et matériaux utilisés dans les tatouages et piercings. La Commission européenne constate que plus de la moitié des piercings peuvent
entraîner des infections aiguës, nécessitant un traitement médical ou clinique. En ce qui concerne les tatouages, les pigments administrés
directement dans les tissus cutanés sont à l'origine d'une exposition intensive et prolongée de l'organisme à des produits chimiques. Or, la
plupart des substances employées sont des pigments industriels, destinés à d'autres utilisations, telles que les peintures pour carrosseries de
voitures ou les encres d'imprimerie. Dans ces conditions, il est regrettable que les normes en vigueur dans la majorité des Etats membres soient
limitées à l'hygiène (emploi de gants, stérilisation des aiguilles). La Commission invite donc les gouvernements à mieux prendre en compte la
stérilité des matériaux et pigments, leur pureté, et la nécessité d'une évaluation correcte des risques et de la toxicité [4]. Dès lors, il
souhaiterait savoir si notre réglementation en matière de tatouages et piercings répond à ces impératifs. Suite à l'étude de la Commission
européenne, il lui demande quelles mesures il entend prendre pour renforcer les contrôles, notamment sur la sécurité des substances et matériaux
utilisés, et sensibiliser le public aux risques sanitaires liés aux tatouages et piercings.”
Q. - “M. Max Roustan [UMP - Gard] attire l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées sur
l'absence de législation sur la pratique du piercing. De plus en plus développée avec la mode du tatouage, on assiste à une hausse spectaculaire de
problèmes épidémiologiques liés à des questions sanitaires et de sécurité inexistantes dans les établissements pratiquant le piercing.
[...]”
Q. - “M. Emmanuel Hamel [Rhône - UMP] attire l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées sur
sa réponse à la question n° 2420 parue à la page 2671 du Journal officiel - questions remises à la présidence du Sénat - réponses des ministres aux
questions écrites - du 7 novembre 2002, dans laquelle il est précisé qu'"un projet de réglementation fixant les règles d'hygiène et d'asepsie pour
les pratiques du perçage et du tatouage ainsi que le contenu de l'information à donner aux clients est à l'étude." Il lui serait reconnaissant de
bien vouloir lui indiquer si à ce jour une telle réglementation a bien été établie, aimerait en connaître le contenu et savoir si comme il l'avait
annoncé, un guide de bonnes pratiques a été diffusé auprès des opérateurs.”
Q. - “Mme Catherine Vautrin [UMP - Marne] appelle l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes
handicapées sur la prévention de maladies infectieuses, notamment en ce qui concerne la pratique du tatouage et du piercing. En effet, le
sida comme l'hépatite C sont des virus qui se transmettent par voie sanguine. A travers ces techniques, ces maladies sont donc potentiellement
transmissibles. Les associations travaillant sur le terrain agissent en matière de prévention depuis plusieurs années maintenant, mais cela reste
insuffisant. C'est pourquoi elle lui demande s'il ne serait pas envisageable de développer davantage la politique de prévention, en la rendant par
exemple systématique dans les lycées ; et si davantage de moyens pouvaient être mis en oeuvre de façon à aider les associations dans ce combat
quotidien.”
Q. - “M. Thierry Mariani [UMP - Vaucluse] appelle l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes
handicapées sur les risques sanitaires que peuvent engendrer les deux pratiques à la mode que sont le piercing et le tatouage. Il souhaite
connaître les législations applicables aux personnes qui pratiquent ces deux activités et notamment si la stérilisation des aiguilles est
obligatoire et s'il existe une procédure de contrôle. Dans le cas contraire, il lui demande de bien vouloir lui indiquer s'il envisage de
mettre en place une législation protectrice pour la santé de ceux, souvent très jeunes qui ont décidé de suivre ces deux pratiques à la
mode.”
Q. - “M. Léonce Deprez [UMP - Pas-de-Calais] demande à M. le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à
l'artisanat, aux professions libérales et à la consommation s'il peut présenter à la représentation nationale un bilan de l'action annoncée
médiatiquement par son prédécesseur, le 7 septembre 2000, tendant à une réglementation des pratiques du tatouage et du piercing. Il avait
été annoncé la mise en place de diverses actions d'information et de mesures concrètes tendant à garantir la sécurité des personnes. Un
bilan s'impose, comme il le souhaitait par sa question écrite n° 71445 du 7 janvier 2001, restée sans réponse. - Question transmise à M. le
ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées.”
Q. - “M. Serge Mathieu [Rhône - RI] demande à M. le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à l'artisanat,
aux professions libérales et à la consommation s'il peut présenter à la représentation nationale un bilan de l'action annoncée médiatiquement par
son prédécesseur, le 7 septembre 2000, tendant à une réglementation des pratiques du tatouage et du piercing. Il avait été annoncé la mise en place
de diverses actions d'information et des mesures concrètes tendant à garantir la sécurité des personnes. Un bilan s'impose.”
Q. - “M. Roger Rinchet [Savoie - SOC] appelle l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées
sur les risques liés à la pratique du tatouage et du percing, notamment les risques infectieux par le VIH ou l'hépatite C dans les cas d'effraction
du tissu cutané. Alors que l'on assiste depuis plusieurs années, en particulier chez les jeunes, au développement de cette pratique, et qu'il
n'existe pas à ce jour de législation réglementant la profession de tatoueurs, il lui demande s'il ne conviendrait pas de réfléchir à la mise en
place d'un véritable statut d'ailleurs réclamé par les professionnels engagés dans un démarche de prévention et de qualité. Il le remercie de
bien vouloir lui indiquer quelle pourrait être sa position sur cette proposition.”
Q. - “Léonce Deprez [UMP - Pas-de-Calais] demande à M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées les
perspectives de son action ministérielle à l'égard de la concrétisation du plan de lutte contre les hépatites virales B et C [2], annoncé le
20 février 2002.” QUESTIONS de la 11ème LÉGISLATURE
Q. - “M. Roger Rinchet [Savoie - SOC] appelle l'attention de M. le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées
sur les risques liés à la pratique du tatouage et du percing, notamment les risques infectieux par le VIH ou l'hépatite C dans les cas d'effraction
du tissu cutané. Alors que l'on assiste depuis plusieurs années, en particulier chez les jeunes, au développement de cette pratique, et qu'il
n'existe pas à ce jour de législation réglementant la profession de tatoueurs, il lui demande s'il ne conviendrait pas de réfléchir à la mise en
place d'un véritable statut d'ailleurs réclamé par les professionnels engagés dans une démarche de prévention et de qualité. Il le remercie de
bien vouloir lui indiquer quelle pourrait être sa position sur cette proposition.”
Q. - “M. Serge Mathieu [Rhône - RI] demande à Mme le garde des sceaux, ministre de la justice, les perspectives et les échéances
concrètes du groupe de travail interministériel, annoncé le jeudi 7 septembre 2000 par Mme le secrétaire d'Etat à la santé et aux handicapés (Le
Monde, 9 septembre 2000), tendant à la définition et à la concrétisation d'une politique de réglementation du tatouage et du piercing, en
coordination avec son ministère.”
Q. - “M. Léonce Deprez [UDF - Pas-de-Calais] demande à M. le secrétaire d'Etat aux petites et moyennes entreprises, au commerce, à
l'artisanat et à la consommation de lui préciser les perspectives et les échéances de la concertation interministérielle annoncée le 7 septembre
2000 avec les ministères de la justice et de la santé tendant à une réglementation des pratiques du tatouage et du piercing. Compte tenu que
le Conseil supérieur d'hygiène publique (CSHP), saisi en juin 1999, a rendu son rapport et proposé des mesures concrètes [1], il apparaît que
toutes les conditions sont remplies pour des décisions effectives, sans qu'il soit nécessaire de multiplier plus longuement les nouvelles
concertations.”
Q. - “M. Serge Mathieu [Rhône - RI] demande à Mme le garde des sceaux, ministre de la justice, de lui préciser les perspectives et les
échéances de la concertation interministérielle annoncée le 7 septembre 2000 avec le secrétariat d'Etat à la santé et aux handicapés tendant à une
réglementation des pratiques du tatouage et du piercing. Compte tenu que le conseil supérieur d'hygiène publique (CSHP), saisi en juin 1999, a
rendu son rapport et proposé des mesures efficaces, il apparaît que toutes les conditions sont remplies pour des décisions efficaces sans qu'il
soit nécessaire de multiplier plus longuement les nouvelles concertations (Le Monde, 9 septembre 2000).”
Q. - “M. Serge Mathieu [Rhône - RI] soulignant l'intérêt du rapport que Mme le secrétaire d'Etat à la santé et aux handicapés avait
demandé, en juin 1999, au conseil supérieur d'hygiène publique (CSHP) à l'égard du tatouage et du piercing, lui demande les raisons pour lesquelles
elle a saisi, maintenant, l'institut de veille sanitaire sur "la faisabilité d'une étude épidémiologique permettant de déterminer avec précision le
risque infectieux, en particulier viral". Sans négliger les réflexions, toujours utiles, il lui paraît que des décisions s'imposent pour mettre fin
rapidement au vide réglementaire concernant ces pratiques de modifications corporelles (Le Monde, 9 septembre 2000). La santé des jeunes français
ne saurait attendre des décisions soumises aux aléas de multiples réflexions interministérielles alors que les risques sanitaires sont connus et
identifiés.”
Q. - “M. Bernard Accoyer [RPR - Haute-Savoie] attire l'attention de Mme la secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale sur la
mode dite du "body piercing". Cette pratique se traduit par la multiplication, dans des conditions pour le moins diverses, d'actes qui semblent
devoir être assimilés à la pratique de la chirurgie puisque, par définition, ils comportent l'incision ou la perforation de la barrière naturelle
cutanée ou muqueuse. Outre le problème d'exercice illégal de la médecine soulevé par ces pratiques, sont en cause la protection de la population
contre les maladies infectieuses de toute nature y compris le tétanos, l'hépatite, le Sida... C'est pourquoi, il lui demande de bien vouloir lui
indiquer les mesures qui ont été prises ou qu'elle entend mettre en oeuvre en ce domaine dans le cadre de la politique de santé
publique.”
Q. - “M. Armand Jung [PS - Bas-Rhin] attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé et à l'action sociale sur l'information
en matière d'hygiène et de santé relative à la pratique du piercing et des pratiques voisines. La pratique du piercing, depuis plusieurs années,
semble se développer. A côté du piercing "traditionnel", apparaissent d'autres pratiques voisines : implants de pièces de métal sur la peau,
agrafes, scarifications, etc. Il semblerait, dans ce contexte, nécessaire d'informer les personnes adeptes de telles pratiques, et en particulier
les jeunes, sur les conditions d'hygiène à respecter et sur les éventuels dangers pour la santé que celles-ci peuvent entraîner dans certains cas.
En conséquence, il lui demande s'il envisage le lancement d'une campagne d'information afin de promouvoir un usage responsable du piercing et des
pratiques voisines au regard des conditions d'hygiène et de santé corporelle.”
Q. - “M. Franck Marlin [RPR - Essonne] attire l'attention de M. le secrétaire d'Etat à la santé sur la situation des artistes
tatoueurs. Ils déplorent l'absence de statut pour leur profession. Sa création permettrait notamment de pouvoir s'assurer de la qualité
du travail et des règles d'hygiène les plus élémentaires qui, en l'espèce, ne sont pas contrôlées. Il lui demande donc de juger l'opportunité
d'une réglementation les concernant.” |
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[1] Se reporter à l'avis rendu par le CSHPF le 15/09/2000 et au Guide de
recommandations (décembre 2000). [2] Se reporter au Plan national de lutte contre les Hépatites B et C. [3] Le S.N.A.T. (Syndicat National des Artistes Tatoueurs) a été constitué en mai 2003. [4] Se reporter à la Résolution du Conseil de l'Europe (19/06/2003). [5] Se reporter à la législation sur les produits de tatouage (09/08/2004). [6] Se reporter aux Alertes sanitaires sur des encres de tatouage. [7] Se reporter au rapport de l'Académie Nationale de Médecine [8] Se reporter au Décret du 19 février 2008 [9] Se reporter au Décret du 3 mars 2008 Sources : Questions des députés (Assemblée nationale) Questions des sénateurs (Sénat) |
Page modifiée le 01/01/2009 (mise en ligne le 28/06/2004)
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