Pourquoi j'ai quitté Myspace...
J'ai créé une page MySpace en février 2007, alors que je trouvais déjà beaucoup de défauts à ce réseau en ligne : formatage des pages, lourdeur des contenus (vidéos, applications, etc.), absurdité du réseau d'"amis", commentaires sans intérêt, publicité envahissante...
C'est sur le simple constat qu'une grande partie de mes connaissances (plus ou moins proches) avaient elles aussi leur propre page MySpace que j'ai finalement "cédé à la tentation" et rejoint les millions de membres de ce réseau (le récent passage à la version française du site a fini de me décider...). Depuis, je n'ai jamais été vraiment convaincue de l'intérêt de cette page, si ce n'est pour retrouver la trace d'une poignée de personnes perdues de vue, ou donner un bien modeste coup de pouce à divers artistes (tatoueurs, musiciens, etc.).
Des petites frustrations s'accumulaient plutôt : les liens vers certains sites devenaient "inactifs" grâce à une incompréhensible censure de MySpace ; les visiteurs non inscrits ne pouvaient pas visualiser tous les éléments des pages, et surtout... Je perdais une énergie et un temps fou à ajouter du contenu à cette page qui ne m'apportait pas grand chose ! La remise en cause de ce petit bout de moi virtuel n'était donc pas loin...
Je voudrais éviter de vous infliger un trop long argumentaire "anti-myspace", d'autant que je n'ai pas l'intention de vous exhorter à quitter aussi "votre" espace sur ce réseau : je souhaite simplement exposer de manière simple les raisons qui m'ont poussée à abandonner ma page.
Je quitte MySpace pour ne plus être en contradiction avec l'état d'esprit dans lequel je conçois certaines choses :
Avec des centaines (voire des milliers) de pseudo "amis", les rapports et les échanges entre lesdits amis n'ont plus aucun sens. Les commentaires, exceptés ceux émis par les rares vrais "amis", dégueulent d'hypocrisie, de publicité et de mots qui n'ont d'intérêt que celui des personnes qui les postent.
Alimenter sa page et entretenir les relations "amies" demandent beaucoup de temps : MySpace est un gadget qui rend dépendant... Combien d'amis (des vrais gens, que je peux voir et toucher pour de vrai) n'ai-je vu se connecter sur leur propre page plusieurs fois par jour, dès qu'un instant libre se présentait... Certains arrivent même à prendre du retard dans leur quotidien réel à cause des quelques minutes de trop passées à poster un message ou à pointer leurs "demandes d'amis" !
En lisant les commentaires sur diverses pages, on a l'impression d'être dans un monde que doivent envier les Bisounours : sur MySpace, les messages sont toujours gentils... Ce qui est somme toute logique dans un contexte d'autopromotion et dans la mesure où on a la possibilité de lire les commentaires avant de les accepter.
Les évolutions techniques de l'interface utilisateur ne changeront jamais le fait que cet outil est d'un conformisme affligeant. On a beau "personnaliser" sa page, l'intervention est fastidieuse et franchement limitée. MySpace donne l'impression qu'on peut exprimer sa différence et sa créativité en pataugeant dans un espace complètement formaté...
MySpace exclut de fait ceux qui n'ont pas de profil MySpace : alors qu'on peut aujourd'hui intervenir librement sur une encyclopédie universelle telle que Wikipédia, le réseau MySpace exige d'être inscrit non seulement pour pouvoir participer mais également pour avoir accès à la plupart des contenus, pourtant mis à disposition sans réserve par les utilisateurs. Si on veut voir et/ou participer, on n'a pas d'autre choix que de créer son propre profil.
La censure est une composante omniprésente sur MySpace : là encore, moi-même et plusieurs de mes (vrais) amis ont vu certaines photos ou illustrations disparaître de leur page sans avis... Nous ne devons pas avoir la même notion de ce qui est "violent, subversif, sexuellement explicites, etc.". Bien sûr le réseau est américain, ceci doit expliquer cela... Les liens "msplinks.com" constituent une forme de censure plus subtile encore : chaque lien ajouté est automatiquement "transformé" afin de le faire passer par une sorte de filtre qui valide, ou pas !, le lien "réel".
Enorme machine publicitaire, MySpace est aux antipodes de ma conception "alternative" du web et du quotidien en général : en fournissant du contenu à la machine, je suis en totale contradiction avec mes convictions personnelles. Même si MySpace me permet de me faire connaître par un plus grand nombre, être cohérente avec moi-même me semble beaucoup plus important.



Au final, j'en ai conclu que MySpace ne me servait à rien :
Ceux qui veulent me contacter (et m'envoyer des commentaires !) peuvent le faire de manière très simple, en m'envoyant un e-mail ou en postant sur le forum Tatouagedoc (un espace est ouvert à tous, sans inscription nécessaire ;-).
Le site Tatouagedoc vaut ce qu'il vaut, mais il correspond à ce que j'ai voulu en faire, avec mes petites mains et mes maigres connaissances en html. Je peux le manipuler en toute liberté et y ajouter tout ce que je veux, sans pub imposée.
Le forum et la lettre d'info Tatouagedoc me permettent de diffuser toutes les infos que je souhaite.
Tout le monde peut avoir accès au contenu du site et participer librement au forum (l'inscription demandée sur certaines zones permet simplement d'impliquer un mimimum les personnes qui souhaitent poster du contenu personnel).
Je propose toujours une page de liens, ainsi qu'une page de sites référents, sur Tatouagedoc : la plupart de mes amis (les "vrais" !) s'y trouvent.
Désormais, je m'intéresserai en priorité aux groupes et aux artistes qui ne s'enferment pas sur un site communautaire...




Pour ceux qui ont envie de passer plus temps à lire plus d'arguments, voir ce blog :
Pourquoi je quitte MySpace et pourquoi vous devriez en faire autant

Bien sûr la réflexion est valable pour Facebook, Twitter et la plupart des "réseaux sociaux" sur Internet !

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Page modifiée le 18/11/2010 (mise en ligne le 25/12/2008)
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